Bas-Artibonite : des voix s’élèvent pour dénoncer le laxisme des responsables de la PNH face aux menaces des gangs sur Saint-Marc
Dans le Bas-Artibonite, l’inquiétude gagne progressivement la population. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer ce que beaucoup considèrent comme un laxisme préoccupant des responsables de la Police Nationale d’Haïti (PNH) face aux menaces grandissantes de groupes armés qui planeraient sur la ville de Saint-Marc.
Depuis plusieurs jours, des informations circulent au sein de la population signalant des mouvements suspects et des menaces imminentes de gangs dans plusieurs zones du Bas-Artibonite. Malgré ces alertes répétées, de nombreux citoyens affirment ne constater aucune réponse stratégique claire ni renforcement significatif du dispositif sécuritaire dans la région.
Face à cette situation jugée préoccupante, des membres de la société civile, des commerçants et des habitants tirent la sonnette d’alarme. Ils dénoncent une attitude jugée passive de certains responsables policiers, estimant que cette inertie pourrait favoriser une nouvelle détérioration du climat sécuritaire dans la ville.
« La population ne peut pas attendre que les gangs arrivent pour agir. Il faut prévenir avant qu’il ne soit trop tard », confie un citoyen inquiet, appelant les autorités à prendre au sérieux les signaux d’alerte.
Pour beaucoup d’habitants, Saint-Marc représente un point stratégique dans la région de l’Artibonite. Une éventuelle offensive de groupes armés dans cette zone pourrait avoir de lourdes conséquences sur la stabilité économique et sociale de toute la région.
Un ras-le-bol grandissant au sein de la population
Dans plusieurs quartiers de la ville, le ras-le-bol face à l’insécurité devient de plus en plus palpable. De nombreux habitants dénoncent une situation qui, selon eux, se détériore progressivement sans réponse adéquate des autorités compétentes.
Un commerçant du centre-ville exprime son inquiétude :
« Nous vivons dans la peur. Chaque jour, on entend parler de menaces de gangs dans certaines zones et personne ne semble prendre les mesures nécessaires. Jusqu’à quand allons-nous attendre ? »
Une mère de famille, préoccupée pour l’avenir de ses enfants, partage également son angoisse :
« Nous ne demandons pas l’impossible. Nous voulons simplement que la police fasse son travail pour protéger la population. Nos enfants doivent pouvoir grandir sans vivre dans la peur permanente. »
De son côté, un chauffeur de transport en commun souligne l’impact direct de l’insécurité sur les activités économiques :
« À chaque rumeur d’attaque, la ville se paralyse. Les gens ont peur de sortir, les marchés se vident et les activités économiques ralentissent. Nous sommes fatigués de cette situation. »
Un appel pressant aux autorités
Face à ces inquiétudes grandissantes, la population appelle les autorités gouvernementales ainsi que le haut commandement de la Police Nationale d’Haïti à renforcer immédiatement la présence policière, à déployer des unités spécialisées et à mettre en place des stratégies préventives efficaces afin d’éviter que Saint-Marc ne tombe sous la pression des groupes criminels.
Dans un contexte national déjà marqué par une crise sécuritaire persistante, les citoyens du Bas-Artibonite insistent : l’inaction n’est plus une option. Ils réclament des mesures concrètes, rapides et efficaces pour protéger la ville et garantir la sécurité des habitants.
Aujourd’hui, le message de la population est clair : agir maintenant pour éviter le pire.

