Conflits au sommet de l’État: des étudiants opinent
En Haïti, le climat politique s’envenime chaque jour de plus en plus, alors que la Primature et le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) se disputent le contrôle du pays à l’approche du 7 février 2026. Plusieurs étudiants, issus de divers horizons académiques, se sont exprimés sur cette situation.
Wilner, étudiant en Droit, évoque une répétition de l’histoire, faisant référence aux conflits internes du temps de Martelly et Lamothe. Il indique toutefois que cela n’était jamais arrivé à une telle rupture mais cela traduit l’incompatibilité de fonctionnement qui fragilise les deux branches de l’exécutif du pays et ceci au détriment de la population. Pour lui, sans solution rapide, le pays s’approche d’une catastrophe.
Par contre, Jonathan, étudiant en Sciences diplomatiques, critique l’incapacité des dirigeants à honorer l’accord du 3 avril, conçu pour encadrer la transition. Ils voient des luttes de clans au mépris du grand jeu démocratique dans le pays.
Par ailleurs, Syndia, future médecin, dépeint un système gangrené par la corruption, où les anciens alliés se battent désormais pour le pouvoir. Elle dénonce un système politique gangrené où les accords ne valent plus.
Cependant, Peterling, étudiant en Sciences Politiques, s’interroge sur la perte de la majorité au sein du gouvernement de transition, qualifiant le jeu démocratique de « jeu de dupe ». Elle accuse les acteurs du grand jeu démocratique de laisser un mauvais précédent pour le pays avec une majorité devenue minoritaire. Elle croit que cette situation est très incompréhensible du fait que cette même majorité avait révoqué le prédécesseur de l’actuel Premier ministre, qui est parti se réfugier dans les bras des diplomates étrangers, qui piétinent à outrance la souveraineté du pays.
Thimothé, mémorant en droit, va plus loin, accusant les dirigeants de trahison et dénonçant leur dépendance envers les étrangers.
Ces voix étudiantes, reflétant une désillusion croissante, soulignent une critique sévère envers un exécutif perçu comme avide de pouvoir et d’enrichissement personnel, compromettant ainsi l’avenir politique et économique d’Haïti. Ils souhaitent toutefois que ces dirigeants puissent trouver la voie de la raison pour éviter que le pays traverse ce cap avec sérénité.
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