Crise en Haïti : la communauté internationale appelle les parties prenantes à agir dans l’intérêt de la paix et de la stabilité
Les partenaires internationaux réunis le 2 février 2026 lors d’une réunion consultative sur Haïti ont réaffirmé leur engagement à soutenir le peuple haïtien, dans un contexte marqué par des crises politiques et sécuritaires persistantes. La rencontre a rassemblé le Secrétariat général de l’Organisation des États américains (OEA), les ministres de la CARICOM, le Groupe de personnalités éminentes (EPG), le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), ainsi que le Canada et les États-Unis.
À l’issue de consultations approfondies, les participants ont souligné l’importance d’assurer une gouvernance prévisible, efficace et stable, tout en rétablissant la sécurité publique. Ils ont insisté sur la nécessité d’organiser des élections libres, équitables et crédibles, jugées essentielles pour rétablir l’ordre constitutionnel et mobiliser le soutien politique, technique et financier de la communauté internationale.
Cette déclaration intervient alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition doit expirer le 7 février 2026. Dans le même temps, une grande partie de la population haïtienne continue de vivre dans des conditions précaires, marquées par l’insécurité, le manque de services de base et l’incapacité, depuis plusieurs années, d’exercer le droit fondamental d’élire un président et un Parlement conformément à la Constitution.
Les signataires ont également mis en lumière l’impact grave et durable des gangs armés sur le bien-être social et économique du pays, ainsi que sur la gouvernance effective de l’État. Selon eux, la stabilisation de la situation sécuritaire constitue une condition préalable à l’organisation d’élections nationales, à la fourniture de l’aide humanitaire et à la reconstruction des structures économiques et sociales d’Haïti.
Enfin, les partenaires internationaux ont souligné l’importance de la mise en œuvre rapide de la résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment le déploiement en temps opportun de la force de répression des gangs. Tout en reconnaissant qu’une solution durable doit être portée et appropriée par les Haïtiens eux-mêmes, ils appellent l’ensemble des acteurs nationaux à agir dans l’intérêt de la paix, de la stabilité et du bien-être du peuple haïtien.
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