Crise institutionnelle : le président de la Cour de cassation prêt à assumer la magistrature suprême sous condition
Face au vide institutionnel et à l’impasse politique, une solution inspirée de l’esprit de la Constitution refait surface. Selon une source proche du dossier, Jean Joseph Lebrun, président de la Cour de cassation, se dit prêt à assumer la présidence de la République, à condition que cette démarche reste encadrée et transparente, même si elle ne correspond pas formellement aux dispositions prévues par la Constitution.
La solution envisagée repose sur un exécutif bicéphale, où le président jouerait le rôle de garant de l’État et de la continuité des institutions, tandis qu’un Premier ministre serait chargé de la gestion quotidienne du gouvernement et de la mise en œuvre des politiques publiques. Cette architecture, bien que proche de la Constitution, n’est pas explicitement prévue par le texte, mais vise à limiter la concentration du pouvoir et à restaurer la stabilité dans un contexte de crise profonde.
Toujours selon la même source, Jean Joseph Lebrun rejette toute participation à un collège présidentiel, une formule critiquée pour son inefficacité et les blocages qu’elle a générés par le passé. Son engagement serait strictement institutionnel, visant à redonner crédibilité et autorité à l’État plutôt qu’à servir des ambitions personnelles.
Cette option offre à la classe politique un choix clair : continuer dans des arrangements extra-constitutionnels ou saisir l’occasion d’une transition encadrée par des principes proches de la Constitution, capable de redonner confiance aux citoyens et aux partenaires internationaux.

