Dialogue politique et Éducation : les proches du RSD soutiennent Yves Roblin au MENFP
Les formations politiques gravitant autour du Rassemblement Social Démocrate (RSD) réaffirment leur volonté de peser dans la transition en cours. Signataires du Pacte national de stabilité et d’organisation des élections, elles plaident pour un dialogue structuré avec l’exécutif tout en affichant leur soutien à Yves Roblin pour diriger le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP).
Pour ces acteurs politiques, la phase actuelle exige plus que des engagements de principe. Ils appellent à l’ouverture d’un cadre de concertation formel avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, estimant qu’une coordination régulière est indispensable pour transformer les engagements du Pacte en actions concrètes.
Selon eux, la transition ne pourra aboutir sans un agenda clair, un calendrier maîtrisé et des mesures visibles, notamment en matière de sécurité et d’organisation électorale. La consolidation institutionnelle demeure, à leurs yeux, la condition première d’un scrutin crédible.
Un choix stratégique pour l’Éducation
Parallèlement, les proches du RSD défendent le profil d’Yves Roblin pour prendre les rênes du MENFP. Ils mettent en avant son expérience au sein de l’administration éducative et sa maîtrise des dossiers techniques. À leurs yeux, le système éducatif haïtien a besoin d’une direction stable, capable d’assurer la continuité tout en engageant des réformes structurelles.
Ils évoquent notamment la modernisation de la gouvernance scolaire, le renforcement de la formation des enseignants et la création de passerelles plus cohérentes pour les diplômés des écoles normales. La stabilisation du secteur éducatif est perçue comme un levier majeur pour restaurer la confiance sociale.
Appel à la responsabilité collective
Dans un contexte d’attentes populaires croissantes, ces regroupements politiques invitent l’ensemble des forces nationales à privilégier l’intérêt supérieur du pays. Pour eux, la crédibilité de la transition dépendra moins des déclarations que de la mise en œuvre effective des engagements pris dans le cadre du Pacte.
Ils estiment enfin que seule une gouvernance fondée sur la concertation et la compétence permettra de poser les bases d’un avenir institutionnel plus stable.
Jean Valdonel Constant

