DINEPA et UNICEF : des réunions prestigieuses, mais l’eau reste inaccessible aux déplacés
Pétion-Ville, mercredi 4 février 2026
Ce mercredi, une rencontre de haut niveau a réuni la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) et l’UNICEF pour discuter des interventions d’urgence et des projets d’infrastructures hydrauliques. Le Directeur général de la DINEPA, Théophil Ostinvil, et la Représentante de l’UNICEF en Haïti, Geeta Narayan, ont présenté leurs priorités, accompagnés de leurs équipes techniques.
Mais derrière les annonces et les réunions stratégiques, la réalité sur le terrain reste préoccupante, surtout pour les populations déplacées de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Dans de nombreux camps, l’accès à l’eau potable est toujours extrêmement limité. Les habitants doivent souvent parcourir de longues distances pour se procurer de l’eau ou dépendent de sources non sécurisées, exposant enfants et familles à des risques sanitaires importants.
Les financements de la Banque Mondiale et de la BID, bien que conséquents, ne se traduisent pas par des améliorations visibles ou durables pour ces communautés. Sur le terrain, les infrastructures sont insuffisantes et souvent mal entretenues, tandis que la coordination des interventions reste lente et peu efficace.
Les promesses répétées lors des réunions et communiqués officiels contrastent fortement avec la vulnérabilité quotidienne des déplacés, qui continuent de subir le manque d’eau potable, l’insuffisance des installations sanitaires et l’exposition aux maladies hydriques.
Malgré les déclarations de DINEPA et de l’UNICEF sur l’amélioration des services d’eau et d’assainissement, les résultats concrets restent insuffisants. Ces populations vulnérables, censées bénéficier des interventions d’urgence, se retrouvent encore largement exclues de l’accès à des services de base essentiels.
Cette rencontre met en lumière l’écart criant entre les promesses institutionnelles et la réalité sur le terrain, rappelant que, tant que les déplacés n’auront pas un accès fiable à l’eau potable, les engagements officiels resteront lettre morte.

