Diplomatie : Alix Didier Fils-Aimé et Marco Rubio discutent de la sécurité et des élections en Haïti
En marge de la 50e Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Caricom à Saint-Kitts-et-Nevis, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé et le secrétaire d’État américain Marco Rubio se sont livrés à un tête-à-tête stratégique crucial, avec pour objectif principal de sortir Haïti de l’asphyxie sécuritaire avant l’échéance électorale de 2026.
Le cœur de cet échange a porté sur le Pacte pour refonder la stabilité nationale. Ce document, véritable boussole de la transition, a reçu l’aval explicite de Marco Rubio.
Pour Washington, ce consensus entre la classe politique et la société civile haïtienne constitue la condition sine qua non pour maintenir un soutien international actif.
Ainsi, lors des discussions sur la Force de Répression des Gangs (FRG), les représentants ont plaidé pour une unité d’élite plus offensive et mieux structurée.
Selon le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, Haïti a besoin d’équipements stratégiques (blindés, drones de surveillance) ainsi que de ressources humaines spécialisées.
Pour sa part, Marco Rubio a promis une coordination accrue afin de garantir le financement et la logistique de cette nouvelle force, essentielle pour démanteler les réseaux criminels qui paralysent Port-au-Prince.
Soulignons qu’au-delà de l’axe Port-au-Prince–Washington, la rencontre s’est accentuée sur la nécessité d’une coopération régionale. D’où l’obligation pour Haïti de ne plus être une île isolée dans sa lutte, mais de devenir le pivot d’une stratégie caribéenne contre le crime organisé.
En conclusion, le Premier ministre Fils-Aimé repart de Saint-Kitts avec un soutien de poids, mais aussi avec l’immense défi de transformer ces promesses diplomatiques en sécurité tangible pour la population.
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