Douze jours après son investiture, Alix Didier Fils-Aimé déjà confronté à la plus haute alerte sécuritaire des États-Unis pour Haïti
Le gouvernement de transition dirigé par Alix Didier Fils-Aimé fait face à un signal diplomatique préoccupant. L’ambassade des États-Unis en Haïti a renouvelé son appel à la vigilance à l’intention de ses ressortissants, en raison de la détérioration persistante du climat sécuritaire dans le pays.
Haïti demeure classé au niveau d’alerte maximal « Do Not Travel » du Département d’État des États-Unis. Cette classification s’appuie notamment sur les risques élevés d’enlèvements, de violences armées, de troubles civils et sur les difficultés d’accès à l’assistance sécuritaire dans plusieurs zones.
Les autorités américaines évoquent un environnement marqué par l’activité soutenue de groupes armés, des affrontements réguliers et des perturbations majeures des transports, en particulier dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Cette réitération intervient alors que l’exécutif de transition s’est engagé à rétablir l’autorité de l’État et à reprendre le contrôle des espaces publics. Sur le terrain, la fragmentation territoriale et la pression exercée par les groupes armés continuent toutefois de compliquer la circulation des personnes et des biens.
Douze jours seulement après son entrée en fonction, le chef du gouvernement se retrouve ainsi confronté à un test majeur de crédibilité. Sans annoncer de nouvelles mesures, Washington envoie néanmoins un message clair : la situation sécuritaire en Haïti demeure extrêmement préoccupante et nécessite des réponses rapides et structurelles.
© Février 2026. Tous droits réservés. Reproduction interdite, même partielle, sans autorisation.

