Fin du mandat du CPT : des anciens Premiers ministres mettent en garde contre une dérive institutionnelle
Le Forum des anciens Premiers ministres d’Haïti (FAPM) met en garde contre les récentes initiatives du Conseil présidentiel de transition (CPT), qu’il estime susceptibles de créer un précédent préoccupant dans la gestion des affaires publiques. Dans une note publiée le 28 janvier 2026, l’organisation ne conteste pas la légalité des décisions annoncées, mais s’inquiète de la méthode employée et de ses répercussions sur la stabilité institutionnelle.
Selon le FAPM, une majorité de conseillers-présidents aurait approuvé la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, avec l’option d’une transition gouvernementale provisoire assurée par le ministre de l’Économie et des Finances. Pour le Forum, cette initiative, prise à quelques jours de la fin du mandat du CPT, risque d’affaiblir davantage une architecture étatique déjà fragilisée.
L’organisation insiste particulièrement sur le déficit de communication officielle entourant cette résolution. L’absence de publication au journal Le Moniteur et la diffusion d’annonces par des canaux informels, notamment les réseaux sociaux, sont perçues comme une entorse aux normes institutionnelles et un facteur de confusion pour la population.
Face à ce qu’il qualifie de gestion hasardeuse de la transition, le FAPM appelle à un sursaut de responsabilité collective. Il se dit prêt à contribuer à la mise en place d’un cadre de concertation afin de préserver la continuité de l’État et d’éviter que la transition de 2026 ne débute dans un climat de rupture politique.

