Haïti boit la peur : la majorité des eaux embouteillées infestées de matières fécales
Le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) tire la sonnette d’alarme sur la qualité de l’eau de boisson en Haïti. Dans une circulaire publiée le 2 mars 2026, les autorités mettent en garde les entreprises spécialisées dans le traitement et la distribution d’eau embouteillée, les sommant de se conformer aux normes sanitaires sous peine de sanctions sévères.
Un délai de 22 jours est accordé aux opérateurs pour régulariser leur situation, notamment en matière d’enregistrement officiel, de contrôle de qualité et de respect strict des normes sanitaires. Passé ce délai, les entreprises qui ne se seront pas conformées aux exigences s’exposent à des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la suspension de leurs activités.
Cette mise en garde fait suite à un rapport récent du ministère révélant une réalité alarmante : plus de 92 % des échantillons d’eau dite “traitée” analysés étaient contaminés par des matières fécales. Une situation qui met en danger la santé de milliers de consommateurs, alors que l’eau embouteillée reste une source de consommation courante dans les zones urbaines.
Le ministère souligne que l’objectif de ces mesures est la protection de la santé publique. Selon les autorités, les manquements constatés reflètent de graves défaillances dans les processus de traitement et de contrôle de qualité, et rendent urgente l’application stricte des normes sanitaires.
Conseils pratiques pour les consommateurs :
• Préférer les eaux provenant de marques enregistrées et régulièrement contrôlées.
• Vérifier la date de production et la conformité des emballages.
• Éviter de consommer de l’eau dont le goût, l’odeur ou l’apparence semble anormale.
• Bouillir l’eau ou utiliser des filtres domestiques lorsque l’origine de l’eau est incertaine.
Face à cette crise sanitaire, le Ministère du Commerce et de l’Industrie appelle les entreprises à prendre leurs responsabilités immédiatement et la population à rester vigilante. La sécurité de l’eau potable n’est pas seulement une obligation légale : c’est une question de vie ou de mort pour les consommateurs haïtiens.

