Haïti / Crise : Moïse Jean-Charles conteste le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections
La signature du Pacte national pour la stabilité politique et l’organisation des élections par plusieurs centaines de partis et d’organisations visait à symboliser un effort collectif en vue de mettre fin à la crise. Cependant, cette initiative n’a pas fait l’unanimité. Une nouvelle fracture est apparue au sein de la classe politique, cette fois sous l’impulsion de Moïse Jean-Charles.
Le leader de Pitit Dessalines rejette catégoriquement l’accord, qu’il considère dépourvu de fondement juridique. Dans un document rendu public, il déclare ne pas reconnaître la validité du Pacte, estimant que celui-ci ne s’inscrit pas dans un cadre institutionnel conforme. Cette position contraste avec la vague de soutien observée chez de nombreux acteurs politiques.
Cette déclaration intervient à un moment où l’équilibre des pouvoirs demeure fragile. Des tentatives d’influencer les mécanismes de transition auraient précédé cette prise de position, notamment au sein de l’ancien Conseil présidentiel de transition. Selon certaines sources, des divergences stratégiques liées à la direction du gouvernement expliqueraient en partie les tensions actuelles.
De la gouvernance de Ariel Henry à l’installation de Alix Didier Fils-Aimé, les alliances et les repositionnements se sont multipliés. La remise en cause du Pacte s’inscrit ainsi dans un jeu politique plus large, où chaque acteur cherche à préserver son influence dans la future configuration institutionnelle.
Au-delà des critiques, cette controverse révèle surtout la difficulté persistante à construire un consensus durable. À mesure que la transition progresse, les divisions internes continuent de peser sur la crédibilité et la stabilité du processus politique.
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