Haïti : Smith Augustin préconise une solution haïtienne pour gérer le pays après la fin du mandat du CPT
Le conseiller-président Smith Augustin affirme que le dialogue politique doit se poursuivre. Il juge la rupture brutale non prioritaire, estimant qu’elle pourrait entraîner un vide de pouvoir, l’affaiblissement de l’autorité de l’État et l’aggravation de l’insécurité.
Arguant que la sortie de crise doit être haïtienne, inclusive et sans interférence internationale, M. Smith Augustin appelle à une responsabilité collective. Il invite les acteurs à placer l’intérêt national au-dessus des agendas personnels et claniques, tout en prônant le renforcement des forces de sécurité et la poursuite du processus électoral. Selon lui, un départ du CPT le 7 février sans accord politique préalable pourrait fragiliser davantage les institutions du pays.
Pour le conseiller-président, la préservation du dialogue politique constitue une condition indispensable pour prévenir une nouvelle phase d’instabilité institutionnelle. Par ailleurs, il exhorte les acteurs à dépasser les calculs personnels et les ambitions individuelles.
Rappelons que l’article 12.1 de l’Accord du 3 avril 2024 stipule que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) doit prendre fin le 7 février 2026. L’article 13 du même accord précise que le CPT ne peut prolonger son mandat au-delà de cette date. Toutefois, le CPT n’a pas accompli sa mission dans le temps imparti.
En somme, la gouvernance du pays au lendemain du 7 février demeure, pour l’heure, marquée par de profondes divisions. Ainsi, certains acteurs optent pour une solution portée par la Cour de cassation.
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