Laurent Saint-Cyr déjà englouti par l’échec et les mensonges du CPT ?
Un mois à peine après la nomination de Laurent Saint-Cyr à la tête du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le constat est déjà sombre. L’homme d’affaires, à qui l’on avait promis un nouveau souffle, semble incapable de rompre avec le cycle d’échecs qui caractérise ses prédécesseurs. L’insécurité ne cesse de croître, les citoyens s’enfoncent dans la peur et la frustration, tandis que le CPT est déchiré par des luttes internes qui paralysent tout effort de gouvernance.
Les promesses faites à son arrivée semblent aujourd’hui des paroles en l’air. Saint-Cyr avait annoncé des actions concrètes pour rétablir l’ordre et la confiance des citoyens ; la réalité est tout autre. Des ministres invisibles, des institutions fantômes et une mauvaise coordination interne rendent toute initiative inefficace. Pendant ce temps, les gangs prospèrent, le crime se normalise et les citoyens ordinaires sont laissés à eux-mêmes dans un pays où la loi et la sécurité ne semblent plus exister.
Le CPT, censé être un organe de transition capable de redresser le pays, montre ses limites de manière spectaculaire. D’un côté, Fritz Alphonse Jean et ses partisans appellent à un changement radical, malgré leurs échecs passés, comme si l’expérience n’avait aucune valeur. De l’autre, une frange plus pragmatique prône un remaniement ministériel pour corriger certaines lacunes, mais leurs efforts sont étouffés par l’inertie générale. Entre ces forces en présence, Saint-Cyr semble incapable de décider ou de diriger, laissant l’impression d’un capitaine dépassé par les événements.
La situation sécuritaire, censée être la priorité absolue, reste désastreuse. Le Premier ministre tente d’endiguer l’hémorragie avec une task force, mais la bataille est déjà perdue : les ministres clés, notamment ceux de l’Intérieur et de la Justice, sont soit absents, soit purement symboliques. La conséquence directe de cette paralysie au sommet de l’Etat est une population exposée à la violence quotidienne, alors que l’autorité de l’Etat s’effrite.
Mais ce qui frappe le plus, c’est la lente descente du CPT vers l’inefficacité et la division. Chaque jour qui passe, les promesses s’effritent, les conflits internes s’exacerbent et le peuple assiste, impuissant, à la transformation du Conseil présidentiel en un théâtre d’ego et d’ambitions personnelles. Saint-Cyr avait l’occasion de marquer son passage par une action concrète ; au lieu de cela, il a laissé un sillage de chaos, d’incompétence et de désillusion.
Haïti avait besoin d’une bouffée d’air frais, d’un leadership capable de rassembler et de protéger. Ce qu’elle obtient, moins d’un mois plus tard, c’est un autre symbole de promesses trahies, un autre exemple que le pouvoir est souvent joué pour lui-même et non pour le peuple. Si rien ne change, ce qui devait être une transition salvatrice pourrait devenir l’illustration la plus claire de la faillite d’un Etat incapable de se relever.
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