Le CNTP appelle au départ du Conseil Présidentiel de Transition après le 7 février 2026
Le Consensus National de la Transition Politique (CNTP) a lancé une offensive juridique et médiatique contre le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), sommant son président, Laurent Saint-Cyr, de quitter le pouvoir et proposant une solution fondée sur le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) pour gérer la période post-7 février 2026.
Dans un acte signifié par huissier, le CNTP, par la voix de son président Me Francisco René, reproche au CPT d’avoir « failli à sa mission première de rétablissement de l’ordre public et d’organisation des joutes électorales ». L’organisation estime que le mandat du CPT, qui expire le 7 février 2026, est illégitime au-delà de cette date et réclame une « reddition de comptes » sur l’utilisation des fonds publics alloués à la sécurité.
Face au vide institutionnel anticipé, le CNTP défend une « Doctrine de l’Intérim Judiciaire ». Celle-ci s’appuie sur l’article 184.2 de la Constitution, qui fait du CSPJ un « co-dépositaire de la Souveraineté Nationale ». Le CNTP argue qu’en cas de défaillance simultanée des pouvoirs exécutif et législatif, le judiciaire a le devoir de garantir la continuité de l’État.
Selon cette proposition, le CSPJ serait habilité à adopter une résolution d’urgence pour organiser l’élection interne d’un Président Provisoire, issu de ses rangs ou de la Cour de Cassation. Ce président aurait un rôle de « Garant » de la légalité, tandis qu’un Premier ministre, issu d’un consensus national, assurerait la fonction de gouvernement.
Le CNTP a adressé un ultimatum de 72 heures au président du CPT, l’exhortant à prendre acte de sa « déchéance de fait » par une résolution publique et à désigner un comité de liaison pour un transfert des sceaux de l’État.
Passé ce délai, le CNTP annonce son intention d’engager des poursuites pour « haute trahison » et de saisir les instances internationales pour l’application de sanctions ciblées de type « Magnitsky » contre les membres du CPT, visant leurs avoirs et leurs privilèges de circulation.
Dans un communiqué de presse séparé, le CNTP a appelé la communauté internationale (ONU, OEA, CARICOM) à ne reconnaître et à ne financer aucun accord de transition conclu en dehors du cadre légal qu’il propose via le CSPJ. Il les exhorte à soutenir publiquement cette voie et à renforcer les sanctions contre les individus qui « entravent le processus légal ou financent la déstabilisation ».
Cette série de démarches intervient à moins de deux mois de l’échéance du 7 février 2026, dans un contexte de crise politique et sécuritaire aiguë, et place le CSPJ sous une pression intense pour se prononcer sur son rôle dans la résolution de la crise.

