Le CNTP réfute toute acceptation formelle du Magistrat Jean-Joseph Lebrun à la présidence provisoire
Le Consensus National de la Transition Politique (CNTP) a publié une note de précision et de rectification visant à clarifier les informations faisant état d’une supposée acceptation par le Magistrat Jean-Joseph Lebrun, président de la Cour de cassation, de la fonction de Président provisoire de la République.
Dans ce document référencé CNTP/SCI/2026-003, le Directoire exécutif du CNTP confirme qu’une délégation issue de plusieurs secteurs politiques a effectivement été reçue en audience par le magistrat. Selon l’organisation, cette démarche avait pour objectif de lui soumettre formellement l’exigence nationale d’un intérim judiciaire, conformément aux dispositions de la Constitution du 29 mars 1987, dans sa version originale non amendée.
Le CNTP précise cependant que le président de la Cour de cassation n’a formulé aucune déclaration publique ni pris aucun engagement verbal à l’issue de cette rencontre. Citant des informations recueillies auprès de juges de la Cour de cassation, l’organisation rappelle que le silence observé par le magistrat relève de son obligation de réserve et du respect des protocoles d’État, et ne saurait en aucun cas être interprété comme une acceptation de la charge.
Par ailleurs, le CNTP indique observer avec une réserve critique les déclarations de certains membres de la délégation affirmant que le magistrat aurait accepté la fonction. En matière de droit républicain, souligne l’organisation, une décision d’une telle portée ne peut être ni tacite ni rapportée par des tiers, mais doit impérativement faire l’objet d’un acte solennel ou d’une communication institutionnelle formelle adressée à la Nation.
Réaffirmant sa position de principe, le CNTP soutient que la désignation d’un juge de la Cour de cassation ou d’un conseiller du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), conformément à une élection de second degré, demeure la seule issue légale et viable à l’échéance du 7 février 2026. Toutefois, l’organisation met en garde contre toute précipitation médiatique ou instrumentalisation partisane susceptibles de fragiliser l’autorité du pouvoir judiciaire avant même l’investiture du futur président provisoire.
En conclusion, le CNTP appelle au calme, à la rigueur et au respect strict des étapes institutionnelles, estimant que l’heure n’est pas aux interprétations de coulisses, mais à la préparation d’un transfert de pouvoir ordonné, transparent et digne. Selon l’organisation, le futur président provisoire devra agir comme un arbitre neutre, capable de répondre aux attentes de la Nation dans le cadre du processus de reconstruction nationale.

