ONA : Un an de promesses creuses sous Ronald Bazile
Février 2026 marque un an depuis la prise de fonction de Ronald Bazile à la tête de l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA). Mais derrière les annonces de modernisation et de réforme, le constat est sévère : l’institution est toujours paralysée par l’inefficacité, le retard et le manque de vision concrète.
La soi-disant « modernisation administrative » se limite à des changements de façade. Les circuits de décision restent lourds et opaques, et les mécanismes de contrôle sont quasi inexistants. Le Plan de Développement des Carrières, présenté comme une avancée majeure, n’a pratiquement rien changé pour les employés, qui dénoncent frustration, favoritisme et absence de perspectives réelles.
Les promesses de dialogue social avec les syndicats et d’inclusion des assurés sont restées lettre morte. La célébration du 60ᵉ anniversaire, censée symboliser un renouveau, n’a servi qu’à masquer les carences structurelles et les dysfonctionnements chroniques de l’ONA.
L’automatisation des caisses, vantée comme une réforme phare, est une vaste illusion. Les pensionnés continuent de subir de longs délais pour percevoir leurs pensions, et de nombreuses erreurs administratives persistent. La technologie introduite semble plus destinée à soigner l’image de l’institution qu’à résoudre ses vrais problèmes.
Quant aux programmes d’inclusion pour le secteur informel et les projets sociaux et sanitaires, ils restent au stade de promesse sans impact tangible. Les financements sont insuffisants, la planification inexistante, et les assurés qui comptaient sur ces initiatives n’ont rien vu de concret.
La viabilité économique de l’ONA demeure précaire et instable, malgré les annonces de projets d’investissement stratégique. L’institution continue de dépendre des fonds publics, sans plan crédible pour générer des revenus durables.
Après un an de gestion, il apparaît clairement que l’ONA sous Ronald Bazile n’a pas modernisé, n’a pas inclus, et n’a pas amélioré le service aux assurés. Les promesses se sont révélées creuses, et l’institution reste un système lourd, inefficace et déconnecté des besoins réels de la population. Pour les pensionnés et les travailleurs du secteur informel, la « transformation » de l’ONA est une illusion coûteuse et frustrante.

