Paix oui, compromission non : la mise en garde de l’Opposition Plurielle
À l’occasion de la marche pour la paix tenue le samedi 3 janvier 2026, le porte-parole de l’Opposition Plurielle, Me Winder Bernard, a pris la parole pour rappeler la position ferme du mouvement. Selon lui, aucune paix durable n’est possible avec les corrompus, les voleurs et ceux accusés d’avoir pillé la Banque Nationale de Crédit (BNC).
Tout en se déclarant ouverte au dialogue avec les citoyens de bonne foi et les forces vives du pays, l’Opposition Plurielle rejette catégoriquement toute tentative de réconciliation avec le Premier ministre en fonction et les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), qu’elle considère comme des acteurs de corruption à grande échelle.
Les dirigeants de l’opposition estiment que le pays a avant tout besoin d’une véritable stabilité et d’une sécurité effective pour espérer un retour à la paix. Ils dénoncent l’incohérence des appels à l’apaisement alors que la population subit des déplacements forcés, l’insécurité alimentaire, le manque d’accès aux soins de santé et à l’éducation, le chômage massif et une impunité persistante.
L’Opposition Plurielle salue néanmoins la réconciliation entre les pasteurs Marcorel Zidor, André Muscadin, Gérard Forge, ainsi que le prophète Marckenson Dorilas. Elle voit dans cette démarche une initiative louable de leaders spirituels soucieux de servir leurs fidèles et encourage la communauté protestante à s’en inspirer.
Concernant les rumeurs faisant état d’un prétendu versement de 21 millions de gourdes destiné à influencer ces responsables religieux, l’Opposition affirme qu’aucune preuve tangible n’a été présentée à ce jour. Elle précise que seul l’ancien magistrat Junior Bonheur aurait apporté un soutien matériel, sous la forme d’un véhicule, contribution reconnue publiquement par le pasteur Zidor.
En conclusion, l’Opposition Plurielle estime que la marche pour la paix mérite d’être saluée, tout en appelant à la vigilance face à toute tentative de récupération politique. Elle réaffirme que son combat demeure centré sur le départ sans condition du CPT et du gouvernement en place, conformément aux termes de l’accord du 4 avril 2024, dont l’échéance est fixée au 7 février 2026.

