Pluie de réactions suite à la capture et à l’exfiltration du président Maduro vers les États-Unis d’Amérique
Après la déclaration du président américain Donald Trump, indiquant que les États-Unis ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro à l’issue d’une opération militaire de grande envergure, plusieurs pays, notamment la France, la Chine, l’Italie et la Russie, ont réagi.
Ainsi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines lors d’une opération qui, selon lui, ne contrevient pas au droit international. Il estime toutefois qu’aucune solution politique durable dans le pays ne saurait être imposée de l’extérieur.
Le gouvernement italien considère qu’une action militaire extérieure n’est pas la manière appropriée de mettre fin aux régimes totalitaires, tout en jugeant légitime, dans le même temps, une intervention militaire défensive face à des attaques hybrides.
Parallèlement, la Chine, dont le Venezuela est l’un des principaux fournisseurs de pétrole, s’est dite profondément choquée et a fermement condamné le recours flagrant à la force par les autorités américaines contre un État souverain. Pékin estime que cet acte menace la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes, qualifiant ce comportement d’hégémonique et de violation grave du droit international, portant atteinte à la souveraineté du Venezuela.
Pour sa part, la Russie a déclaré que les États-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela, un acte jugé profondément préoccupant et condamnable. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, l’hostilité idéologique a pris le pas sur le pragmatisme économique.
Notons que ce samedi 3 janvier, lors d’une conférence de presse tenue à Mar-a-Lago, en Floride, le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis prennent temporairement la direction du Venezuela. Selon lui, cette décision vise à éviter un vide du pouvoir à Caracas et à garantir une transition politique qu’il juge sûre, appropriée et judicieuse.
Cependant, en Haïti, les autorités de la transition n’ont jusqu’à présent pipé mot à ce sujet.
Pour rappel, le leader de gauche vénézuélien, dont on ignore encore le lieu de détention, devra répondre devant la justice américaine d’accusations liées au trafic de drogue et au terrorisme.
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