Port-au-Prince accueille la 7e édition du FEL, célébration majeure de la littérature créole
Le Festival Entènasyonal Literati Kreyòl (FEL) a lancé, le mercredi 3 décembre 2025, sa septième édition lors d’une cérémonie tenue à l’Hôtel Montana, à Bourdon, Pétion-Ville. Placée sous le thème évocateur « Pou yon kreyolofoni syantifik ak yon kreyolofoni fètfouni : li! li! li kreyòl! », cette nouvelle édition se déroulera jusqu’au 7 décembre, réunissant une diversité d’acteurs engagés dans la promotion de la langue et de la culture créoles.
Fondé par l’écrivain et promoteur culturel Annivince Jean-Baptiste, le FEL est devenu au fil des ans un espace incontournable de réflexion autour du créole dans la Caraïbe. L’événement accueille cette année des délégations venues de différents territoires créolophones, soulignant la pluralité des expressions culturelles de la région. Pour cette édition 2025, Haïti occupe une place centrale, une manière de saluer son rôle historique dans la création littéraire et la recherche linguistique en kreyòl.
Deux figures marquantes sont mises en lumière : l’écrivain haïtien Pauris Jean-Baptiste et la kreyoliste martiniquaise Josette Burlet-Miatéka. L’ouverture a également été marquée par deux hommages émouvants : l’un dédié à Frankétienne, icône majeure de l’art haïtien disparu le 20 février 2025, l’autre au poète dominiquais Ras Mo (Dés-mond Delmance Marcel), décédé en 2024. Ces commémorations s’inscrivent dans la volonté du festival de préserver et valoriser le patrimoine littéraire créole.
La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants de l’administration publique, d’élèves et d’enseignants, illustrant l’engagement croissant des institutions et de la société civile en faveur du créole. Dès cette première journée, les participants ont pu profiter d’une variété d’activités : séances de vente-signature, exposition artisanale, ateliers de peinture, performances de danse et présentation artistique de l’École Nationale des Arts (ENARTS).
Avec cette septième édition, le FEL confirme sa place dans le paysage culturel caribéen et réaffirme la vocation d’Haïti à demeurer un pilier de la kreyolofoni.

