Quand l’État paierait trop cher : l’acquisition troublante du nouveau siège du MAEC
L’achat récent du nouveau local du ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC), inauguré en début de semaine, soulèverait de sérieuses questions sur sa légalité et sa transparence, selon une source proche du dossier.
Le bâtiment aurait été acquis pour plus de 13 millions de dollars américains, alors que sa valeur réelle serait estimée à environ 9 millions de dollars, laissant apparaître un surcoût présumé de plus de 4 millions de dollars. Cette différence importante pourrait indiquer un cas d’irrégularité financière.
Toujours selon cette source, l’opération aurait été validée par le ministre des Affaires étrangères, Jean Victor Harvel Jean‑Baptiste, et le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Metellus. Les deux responsables seraient soupçonnés d’avoir autorisé un achat marqué par des irrégularités financières et des dispositions contraires aux règles administratives et de la comptabilité publique.
Aucune évaluation officielle ni expertise préalable n’aurait été réalisée avant la finalisation de l’achat, ce qui, combiné au prix jugé excessif, pourrait constituer un indice sérieux de mauvaise gestion des fonds publics, voire d’un détournement déguisé.
Des observateurs affirment qu’il ne s’agirait pas d’une simple erreur bureaucratique, mais d’un montage financier suspect, mis en œuvre au plus haut niveau de l’État. Dans un pays déjà confronté à une crise économique, sécuritaire et institutionnelle, cette acquisition viendrait renforcer le sentiment d’impunité dénoncé par la population.
Face à la gravité des faits allégués, l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante serait jugée indispensable, afin d’éclaircir les circonstances exactes de l’achat et d’identifier les responsabilités éventuelles de toutes les personnes qui pourraient être impliquées dans cette opération.

