Recrutement d’enfants dans les gangs haïtiens : l’UNICEF alerte et appelle à la protection de cette catégorie de la société
À l’occasion de la Journée de la main rouge, ce jeudi 12 février, l’organisation onusienne lance un appel pressant aux autorités d’Haïti ainsi qu’à l’ensemble des parties prenantes afin de renforcer les systèmes de protection de l’enfance.
L’institution tire la sonnette d’alarme : en seulement un an, le recrutement d’enfants par les groupes armés a été multiplié par trois, soit une hausse vertigineuse de 200 %. Ce constat alarmant illustre la vulnérabilité croissante des mineurs face à l’insécurité persistante.
Catherine Russell, directrice générale de l’organisation, a rappelé que « les droits des enfants sont non négociables ». Selon elle, chaque enfant enrôlé doit être immédiatement libéré et bénéficier d’un accompagnement adapté pour se rétablir, retourner à l’école et reconstruire son avenir. Elle insiste sur la nécessité de services de réintégration appropriés afin de protéger ces jeunes contre la stigmatisation et d’éventuelles représailles.
Face au manque criant de financements, la responsable exhorte les gouvernements donateurs ainsi que le secteur privé à soutenir d’urgence les programmes essentiels destinés aux familles affectées par la violence.
Sur le terrain, l’agence, en collaboration avec les institutions nationales concernées et d’autres agences des Nations unies, déploie une aide multisectorielle : soutien psychosocial, prise en charge individualisée, soins de santé, espaces d’apprentissage temporaires et réunification familiale.
Enfin, l’organisation souligne le rôle crucial des communautés et des réseaux locaux de protection dans la prévention. Elle rappelle avec fermeté que le recrutement et l’utilisation d’enfants, quel que soit leur âge, constituent une violation grave du droit international et une atteinte fondamentale à leurs droits.

