Scandale à l’AGD : Gerald Remplais sommé de payer 224 000 dollars pour un véhicule en sa possession depuis septembre 2025
Port-au-Prince, 19 février 2026
L’Administration Générale des Douanes (AGD) se retrouve au cœur d’une vive controverse après la signification, en date du 19 février 2026, d’un exploit d’huissier au Directeur général, Gerald Remplais. Par cet acte formel, ce dernier est sommé de verser la somme de 224 000 dollars américains à un citoyen, au titre du règlement de l’achat d’un véhicule blindé de marque Toyota, de couleur noire, à six cylindres, qu’il détiendrait depuis le 22 septembre 2025.
Selon les termes de l’exploit, le propriétaire du véhicule, assisté de ses avocats, affirme que le bien a été remis au Directeur général moyennant une promesse de paiement. À défaut d’exécution de cet engagement, le requérant réclame soit le paiement intégral du montant convenu pour l’acquisition, soit le règlement d’une location calculée sur une période de 140 jours à raison de 600 dollars américains par jour, soit un total de 84 000 dollars.
L’acte rappelle que le véhicule serait resté en possession de M. Remplais depuis septembre 2025 sans que le paiement annoncé n’ait été effectué. En conséquence, la sommation constitue une mise en demeure formelle, préalable à d’éventuelles poursuites judiciaires conformément aux dispositions légales en vigueur.
Au-delà du différend contractuel, cette affaire soulève des interrogations majeures quant à l’image et à la crédibilité de l’AGD, institution stratégique chargée de la collecte des recettes douanières et du contrôle des échanges commerciaux du pays. La mise en cause d’un haut responsable public dans un litige financier personnel, porté à un stade aussi formel, alimente inévitablement le débat sur l’exemplarité et la rigueur attendues des dirigeants de l’administration publique.
À ce stade, aucune déclaration officielle n’a été rendue publique par la direction de l’AGD. Toutefois, si la situation n’est pas clarifiée rapidement, elle pourrait accentuer les critiques déjà persistantes sur la gouvernance et la transparence au sein des institutions publiques.
L’évolution de ce dossier judiciaire sera suivie de près, tant ses implications dépassent le cadre d’un simple différend privé pour toucher à la crédibilité même de l’autorité administrative.

