Sécurité publique : des critiques s’élèvent contre la communication du DG Vladimir Paraison
Alors que l’insécurité continue de peser lourdement sur le quotidien des citoyens, des voix s’élèvent pour appeler le directeur général de la police, Vladimir Paraison, à recentrer son action sur la lutte contre les gangs armés plutôt que sur son image publique.
Ces dernières semaines, la présence médiatique du haut responsable, marquée par une multiplication de photos et d’apparitions jugées « trop mises en scène » par certains observateurs, suscite un malaise dans l’opinion. Plusieurs estiment que cette stratégie de communication contraste avec l’urgence sécuritaire à laquelle fait face le pays.
Une attente forte de résultats concrets
Pour une grande partie de la population, l’heure n’est plus à la visibilité institutionnelle, mais à l’action. Les habitants réclament des opérations soutenues contre les groupes armés qui contrôlent encore plusieurs zones et continuent d’imposer leur loi par la violence, les enlèvements et les déplacements forcés.
Dans plusieurs quartiers, des citoyens expriment ouvertement leur exaspération :
« Nous ne voulons pas voir des photos, nous voulons voir des résultats. Chaque jour, nous vivons avec la peur de ne pas rentrer chez nous », témoigne un commerçant.
« Ce que la population attend, ce sont des arrestations, surtout celles des chefs de gangs. C’est cela qui peut nous redonner confiance », affirme une mère de famille.
« La police doit être sur le terrain, pas seulement dans la communication. La sécurité est une urgence nationale », ajoute un chauffeur de transport en commun.
Le spectre d’une comparaison avec le passé
Certains analystes établissent déjà un parallèle avec l’ancien directeur général de la police, Mario Andrésol. Ils mettent en garde contre le risque de voir l’image publique prendre le dessus sur l’efficacité opérationnelle, rappelant que la crédibilité d’un chef de police se mesure d’abord à sa capacité à rétablir la sécurité.
Un enjeu de confiance entre la police et la population
Dans un contexte où la confiance envers les institutions reste fragile, la priorité, selon plusieurs acteurs de la société civile, doit être la reconquête du terrain et la protection des citoyens. La communication, jugée nécessaire, ne devrait pas se substituer à l’action.
Pour beaucoup, le directeur général est aujourd’hui attendu sur un seul front : celui des opérations décisives contre les groupes armés, condition essentielle pour redonner espoir à une population éprouvée par des années d’instabilité.

