Serge-Gabriel Collin installé à la tête du Ministère de l’Économie et des Finances : priorités claires dans un contexte contraint
Le mercredi 25 février 2026, Serge-Gabriel Collin a été officiellement installé comme ministre de l’Économie et des Finances au siège du ministère, lors d’une cérémonie en présence du Premier ministre par intérim, de membres du gouvernement, du corps diplomatique et des partenaires techniques et financiers. Son arrivée intervient alors qu’Haïti enchaîne plusieurs années de récession, confronté à de fortes contraintes budgétaires et à une instabilité persistante.
Contexte et enjeux
Le pays fait face à une combinaison de défis structurels et conjoncturels : contraction de l’activité économique, recettes intérieures insuffisantes et marges de manœuvre budgétaire réduites. Le ministre a rappelé que ces contraintes imposent de prioriser les mesures offrant un rendement fiscal rapide et d’améliorer l’efficience des dépenses publiques pour restaurer la confiance des partenaires.
Axes d’action annoncés
Le ministre a présenté des actions ciblées centrées sur le renforcement de l’administration fiscale et l’amélioration des dispositifs de contrôle des dépenses. Il a insisté sur la mise en place de mécanismes transparents de suivi budgétaire et sur la nécessité d’accélérer la digitalisation des processus afin de réduire les fuites et faciliter la reddition de comptes.
Dialogue avec les partenaires
Le ministre a déclaré vouloir travailler en étroite concertation avec les partenaires techniques et financiers, et notamment avec le Fonds Monétaire International (FMI), pour sécuriser les appuis nécessaires à la mise en œuvre d’un programme de stabilisation. Il a aussi souligné l’importance d’un dialogue ouvert avec le Parlement, le secteur privé et la société civile pour assurer l’adhésion aux réformes envisagées.
Réactions et perspectives
Plusieurs acteurs accueillent favorablement la nomination d’un ministre qui affiche d’emblée des priorités claires. Toutefois, des experts avertissent que l’impact réel dépendra de la rapidité et de la crédibilité des mesures concrètes annoncées, ainsi que de la capacité du ministère à transformer les engagements en réformes opérationnelles et mesurables.
En prenant ses fonctions dans un contexte exigeant, le ministre met l’accent sur la discipline budgétaire et la mobilisation des ressources comme leviers de redressement. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité d’un plan qui devra concilier contraintes de court terme et ambitions de stabilisation macroéconomique durable.

