Smith Augustin met fin aux illusions d’un consensus à 24 heures de la fin du mandat du CPT
À 24 heures de l’expiration du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévue le 7 février 2026, le Conseiller-Président Smith Augustin a pris ses distances par rapport à la résolution adoptée lors des assises de Montana. Sa prise de position rompt avec l’illusion d’un accord large et relance une période d’incertitude politique à la veille de l’échéance.
Contacté par la presse, Smith Augustin a expliqué que son choix s’appuie sur l’absence d’un consensus réel et sur un climat de tensions qui rendrait dangereuse l’adoption d’une résolution sans large adhésion. Son retrait partiel et sa mise à distance de certaines décisions prises au sein du CPT sont perçus par plusieurs observateurs comme un désengagement au moment où le pays aurait besoin d’un front politique uni.
Le calendrier institutionnel reste inchangé : le mandat du CPT expire le 7 février 2026. À ce stade, l’absence d’un accord consolidé sur une feuille de route post-CPT augmente les risques d’un vide institutionnel ou d’une transition désordonnée, alors même que des acteurs nationaux et internationaux appellent à la mise en place d’un cadre concerté pour éviter une aggravation de la crise.
La décision de Smith Augustin survient dans un contexte de divisions internes au sein du CPT, avec des communiqués contradictoires, des appels à la médiation et des initiatives parallèles pour préparer l’après-7 février. Pour de nombreux analystes, son retrait fragilise davantage les rares accords en gestation et illustre la faiblesse d’un leadership collectif capable d’imposer une feuille de route claire pour sortir de la crise.
Sur le plan pratique, l’impossibilité d’un compromis élargi laisse ouvertes plusieurs options dangereuses : une prolongation contestée du mandat du CPT, la nomination ad hoc d’autorités de transition par des factions rivales, ou une intervention accrue d’acteurs externes pour imposer un cadre de sortie. Chacune de ces hypothèses risque d’exacerber l’instabilité et de retarder un retour à des processus électoraux crédibles.
En conclusion, à 24 heures de l’échéance constitutionnelle, la prise de distance de Smith Augustin souligne la fragilité du projet transitionnel. Loin d’être la dernière étape d’un processus consensuel, la transition apparaît aujourd’hui comme un terrain d’affrontements politiques où la population pourrait payer le prix de l’échec du consensus. Reste à savoir si des initiatives de médiation nationales, religieuses ou régionales parviendront dans les heures qui viennent à rétablir un minimum de confiance entre acteurs pour éviter la pire des issues.

