Soupçons de corruption à l’ONA : D’johonson Absolus met en cause Ronald Bazile
L’Office national d’assurance-vieillesse (ONA) traverse une période de fortes tensions après la diffusion d’une lettre interne datée du 5 février 2026, dans laquelle le directeur général adjoint, D’johonson Absolus, met en cause le directeur général, Ronald Bazile, pour de graves manquements présumés dans la gestion de l’institution.
Dans ce document adressé à la direction générale et à d’autres instances concernées, D’johonson Absolus accuse Ronald Bazile de « décisions arbitraires, d’abus d’autorité et de dérives graves », des pratiques qui, selon lui, porteraient atteinte aux principes de bonne gouvernance et feraient planer des soupçons de mauvaise gestion, voire de possibles faits de corruption.
Au cœur de la dénonciation figure une demande formelle de transparence financière. D’johonson Absolus réclame la communication immédiate des états de trésorerie, du détail des soldes financiers, d’un inventaire actualisé des patrimoines mobiliers et immobiliers de l’ONA, ainsi que d’autres pièces comptables destinées à éclairer la gestion récente sous la direction de Ronald Bazile. Il estime que l’absence ou le refus de transmission de ces documents alimente un climat d’opacité incompatible avec les obligations de redevabilité d’un organisme public.
Institution clé du système de protection sociale haïtien, l’ONA gère les cotisations de milliers de travailleurs et d’employeurs. Toute suspicion de dérive administrative ou financière y est particulièrement sensible. Selon D’johonson Absolus, les documents réclamés sont indispensables pour protéger les intérêts des assurés, prévenir d’éventuels risques financiers et garantir la continuité des engagements de l’institution.
La lettre évoque également un climat interne dégradé, marqué par une concentration des décisions au sommet de l’ONA, sans consultation suffisante des organes techniques compétents, une situation jugée contraire aux règles de bonne gouvernance.
À ce stade, aucune réaction officielle de Ronald Bazile n’a été rendue publique. Il n’est pas établi non plus si le conseil d’administration de l’ONA ou les autorités de tutelle ont été formellement saisis du dossier. Plusieurs observateurs estiment toutefois que cette affaire pourrait conduire à un audit, à une intervention des organes de contrôle de l’État, ou à une médiation institutionnelle.
Cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la gouvernance de l’ONA et sur la confiance des cotisants et des bénéficiaires.

