Transition trahie, peuple abandonné : le Block Montana passe à l’offensive et accuse le CPT et son gouvernement
À l’heure du bilan, le Conseil Présidentiel de Transition et son gouvernement sont mis en accusation. Le Block défenseur de l’Accord de Montana (BDAM) annonce une conférence de presse destinée à exposer publiquement les échecs, les dérives et les trahisons qui ont marqué la transition politique, ainsi que la responsabilité de ceux qui ont usurpé le nom de l’Accord de Montana pour se maintenir au pouvoir.
Face au mutisme prolongé du CPT et de son gouvernement, incapables de présenter le moindre bilan crédible à une population écrasée par l’insécurité, la misère et l’effondrement des services publics, le BDAM affirme qu’il ne saurait y avoir de fin de mandat sans reddition de comptes, ni d’avenir politique sans vérité.
Le Block dénonce avec fermeté le rôle de certains « représentants autoproclamés » de l’Accord de Montana, notamment au sein du ministère de l’Éducation nationale et de la PNCS, accusés d’avoir défiguré l’accord, vidé sa substance et servi de caution politique à un régime jugé illégitime et inefficace.
Pour le BDAM, l’accord du 3 avril constitue un fiasco politique. Le CPT et le gouvernement sont accusés d’avoir échoué lourdement dans leur mission et d’avoir aggravé la crise nationale. Toute tentative de replâtrage politique est rejetée. L’organisation exige leur départ immédiat du pouvoir et appelle la justice haïtienne à se saisir de dossiers impliquant des faits présumés de corruption à grande échelle.
Dans ce contexte de dérive institutionnelle, le BDAM précise qu’il ne se limitera pas à la dénonciation. Lors de la conférence prévue le mardi 13 janvier 2026 à 10 heures AM, au Centre Lakay à Delmas 83, le Block présentera des mécanismes clairs et responsables pour une sortie de crise crédible, rompant avec les pratiques ayant conduit le pays dans l’impasse.
Le Block lance enfin un appel ferme à la presse nationale et internationale, l’invitant à assumer pleinement son rôle face à ce qu’il qualifie de faillite politique organisée. Pour le BDAM, l’heure n’est plus aux compromis stériles, mais à la clarification, à la justice et à la refondation nationale.

