Claude Joseph durcit le ton face aux appels à une intervention dominicaine dans les élections haïtiennes
Claude Joseph ne veut laisser aucune ambiguïté sur sa position. Après les déclarations du dominicain Manuel Cruz, qui appelle la République dominicaine à intervenir « de manière stratégique » dans les prochaines élections haïtiennes, le candidat à la présidence sous la bannière d’EDE réaffirme avec fermeté son opposition à toute forme d’ingérence étrangère dans le processus politique national.
L’ancien Premier ministre considère ces propos comme particulièrement préoccupants dans un contexte où Haïti s’apprête à renouer avec les consultations électorales. Pour lui, le choix du prochain président relève d’abord et avant tout des électeurs haïtiens et ne saurait être influencé par des intérêts ou des acteurs étrangers.
Dans sa réaction, Claude Joseph dénonce également ce qu’il présente comme le retour de « diatribes et diffamations » dirigées contre sa personne. Il attribue ces attaques à certains secteurs dominicains ainsi qu’à des « élites satellites haïtiennes », estimant que certaines forces chercheraient à fragiliser ses positions et son discours sur les intérêts nationaux.
Cette sortie traduit aussi une volonté de replacer la question de la souveraineté au centre de son discours politique. Claude Joseph affirme ne pas vouloir céder face aux pressions, critiques ou campagnes qu’il estime liées à ses prises de position sur les relations haïtiano-dominicaines.
Le candidat d’EDE réaffirme, dans le même temps, son opposition à l’antihaitianisme. Il assure qu’il continuera à dénoncer ce qu’il considère comme des discours ou pratiques hostiles aux intérêts et à la dignité du peuple haïtien, y compris lorsque ces prises de position suscitent des réactions dans les milieux politiques ou médiatiques de la République dominicaine.
La déclaration de Manuel Cruz donne ainsi une nouvelle dimension à un débat déjà sensible : celle de la place que pourraient occuper les acteurs dominicains dans l’évolution politique d’Haïti. En rejetant ouvertement l’idée d’une intervention « stratégique » de la République dominicaine dans les élections, Claude Joseph entend poser une limite claire entre coopération bilatérale et influence politique.
À l’approche des prochaines échéances électorales, cette controverse pourrait continuer d’alimenter les débats sur la souveraineté, les relations entre les deux pays et la capacité des acteurs haïtiens à conduire leur propre processus politique.
Claude Joseph, lui, maintient sa ligne. Il affirme qu’il continuera à défendre ses positions et ce qu’il considère comme les intérêts fondamentaux d’Haïti, malgré les critiques et les pressions.
« Mon pays n’est pas négociable », martèle le candidat à la présidence, donnant à sa réaction une portée à la fois politique et souverainiste.
La rédaction
