CSP : Me Caleb Jean-Baptiste à la tête d’une nouvelle structure sociopolitique en Haïti
Une nouvelle structure sociopolitique fait son apparition sur la scène nationale avec la création du Collectif des Signataires du Pacte (CSP), un regroupement réunissant 93 signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. À l’issue d’un vote organisé entre les membres, l’avocat Me Caleb Jean-Baptiste a été élu coordonnateur national de cette nouvelle entité, appelée à jouer un rôle stratégique au sein du pacte.
Présenté comme un espace de coordination et de représentation politique, le CSP entend agir comme une force de proposition et d’accompagnement dans la mise en œuvre des engagements liés au Pacte national. Selon ses responsables, cette structure aura notamment pour mission de contribuer à la stabilité institutionnelle, au renforcement du dialogue politique ainsi qu’au suivi des initiatives visant à favoriser l’organisation des prochaines élections dans le pays.
L’élection de Me Caleb Jean-Baptiste à la tête du collectif marque également un tournant dans son parcours politique récent. L’homme de loi a en effet annoncé son départ du « Bloc Équilibre », invoquant deux raisons principales ayant motivé cette décision.
D’une part, l’avocat explique avoir voulu éviter toute confusion politique liée à l’existence d’une organisation signataire du pacte portant déjà le nom « Équilibre ». D’autre part, il affirme avoir constaté des dysfonctionnements internes attribués à la présence de personnes qu’il qualifie d’éléments perturbateurs au sein du regroupement.
Selon Me Caleb Jean-Baptiste, certains acteurs infiltrés au sein du Bloc Équilibre poursuivaient des intérêts personnels et développaient des stratégies susceptibles de compromettre les objectifs du pacte national. Il reproche également à ces individus de s’être rapprochés de secteurs qu’il considère hostiles aux efforts de stabilisation du pays et critiques envers le gouvernement en place.
Face à ce qu’il décrit comme une dérive incompatible avec sa vision politique, l’avocat, souvent présenté comme défenseur des couches les plus vulnérables, affirme avoir choisi de se repositionner aux côtés de 92 autres signataires afin de créer une structure plus cohérente avec les engagements du pacte.
Avec ses 93 membres, le Collectif des Signataires du Pacte se présente désormais comme un bloc influent au sein de cette architecture politique. Ses dirigeants réaffirment leur confiance dans le leadership du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, du conseiller Wilner Joseph ainsi que des autorités impliquées dans le processus de transition, tout en promettant d’accompagner les initiatives visant à restaurer l’ordre institutionnel et à ouvrir la voie à la tenue des prochaines élections.
Dans un contexte national marqué par de fortes tensions politiques, sécuritaires et institutionnelles, la création du CSP pourrait redessiner certains rapports de force au sein des acteurs engagés autour du Pacte national, alors que plusieurs secteurs continuent de débattre des mécanismes de gouvernance et de sortie de crise.
