DGI : cap sur 94 milliards de gourdes pour l’exercice fiscal 2026-2027

La Direction générale des impôts (DGI) a lancé, lundi 14 septembre, ses conférences budgétaires en prélude à l’exercice fiscal 2026-2027. Ces assises doivent permettre à l’administration fiscale de préciser les objectifs assignés à ses différentes structures et d’identifier les moyens nécessaires à leur réalisation.
La cérémonie inaugurale s’est déroulée au Bureau central de la DGI, situé au 62, avenue Christophe, à Port-au-Prince, sous la conduite du directeur général, Chesnel François, accompagné du directeur général adjoint, Alfred Pierre.
Prévues jusqu’au 29 septembre, les conférences budgétaires s’inscrivent dans une démarche institutionnelle engagée depuis plus d’une décennie. Elles constituent un cadre de préparation au cours duquel les prévisions de recettes sont présentées aux structures opérationnelles chargées notamment de l’établissement de l’assiette de l’impôt, de sa liquidation et de son recouvrement.
Pour le prochain exercice fiscal, qui débutera le 1er octobre 2026, la DGI doit contribuer à la mobilisation de 94 milliards de gourdes. Les travaux en cours visent notamment à déterminer la contribution attendue des différentes structures et à examiner les conditions nécessaires pour atteindre cette prévision.
Au-delà de la répartition des objectifs, les conférences doivent favoriser des échanges entre les responsables des structures opérationnelles et les services de support. Les discussions portent notamment sur les ressources humaines et matérielles disponibles, les besoins identifiés ainsi que les contraintes pouvant affecter l’exécution des missions fiscales.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le directeur général Chesnel François a insisté sur la responsabilité des différents acteurs et sur la nécessité d’une gestion rigoureuse. Il a également appelé à renforcer les performances de l’administration fiscale en améliorant l’identification et l’exploitation du potentiel fiscal.
L’élargissement de l’assiette fiscale figure également parmi les orientations mises en avant par le directeur général. Celui-ci a souligné la nécessité pour l’administration de tenir compte des nouvelles configurations afin de mieux répondre aux exigences liées à la mobilisation des recettes publiques.
Pour sa part, le directeur général adjoint, Alfred Pierre, a mis l’accent sur la dimension évaluative des conférences budgétaires. Il a expliqué que ces rencontres doivent permettre d’apprécier les capacités des différentes structures et d’identifier les difficultés auxquelles elles sont confrontées dans l’exercice de leurs responsabilités.
La Direction d’Analyse et des Statistiques assure la supervision des travaux. La première phase réunit, en présentiel, les directeurs et cadres supérieurs des structures opérationnelles des services centraux. La semaine suivante, les échanges se poursuivront en ligne avec les responsables des directions départementales et des Centres des impôts de province.
À travers ces rencontres, la DGI entend donc établir un lien plus étroit entre les prévisions de recettes, les capacités opérationnelles de ses services et les ressources nécessaires à leur fonctionnement.
À l’approche du nouvel exercice fiscal, l’objectif de 94 milliards de gourdes constitue ainsi le principal repère financier autour duquel l’administration fiscale organise sa planification. Les conférences budgétaires doivent permettre aux différentes structures de mieux définir leurs responsabilités et de se préparer à la mise en œuvre des objectifs retenus pour 2026-2027.
La rédaction
