Facilitation douanière : le MEF, l’AGD et le secteur industriel renforcent le suivi du protocole
Port-au-Prince, le 4 septembre 2026
Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF), l’Administration générale des douanes (AGD) et le secteur industriel poursuivent leurs efforts pour améliorer la mise en œuvre des mesures de facilitation douanière. Une réunion de la Commission d’évaluation et de suivi du Protocole d’accord sur la facilitation douanière s’est tenue, le 3 septembre, au MEF, avec la participation notamment du directeur général de l’AGD, Walter Gabellus, et du président de l’Association des industries d’Haïti (ADIH), David Coles.
Cette séance de travail a permis de dresser un état des lieux de l’application du protocole et de relever des avancées dans la mise en œuvre des mesures convenues. Les discussions ont porté sur la nécessité de rendre les procédures douanières plus fluides, de réduire les coûts et les délais liés aux opérations commerciales et de faciliter les échanges, tout en maintenant les exigences de contrôle, de conformité et de sécurisation des opérations douanières.
Pour les acteurs du secteur privé, l’amélioration des procédures douanières représente un enjeu important pour la compétitivité des entreprises et de l’industrie nationale. Une meilleure fluidité des opérations peut contribuer à réduire les coûts liés au commerce extérieur et à améliorer l’environnement des affaires. De son côté, l’administration douanière doit continuer à garantir le respect des règles, la protection des recettes publiques et la lutte contre la fraude.
Les échanges ont ainsi mis en évidence la nécessité de rechercher un équilibre entre facilitation et contrôle. Les participants ont réaffirmé leur volonté de maintenir un dialogue régulier afin d’identifier les difficultés rencontrées dans l’application du protocole et de dégager des solutions adaptées aux réalités du commerce et de l’administration douanière.
Cette démarche traduit également la volonté de renforcer la collaboration entre les pouvoirs publics et le secteur productif autour des enjeux liés au commerce extérieur. Pour le MEF et l’AGD, l’amélioration des procédures ne doit pas se faire au détriment des mécanismes de contrôle, tandis que les industriels souhaitent disposer d’un cadre plus prévisible, plus rapide et moins coûteux pour leurs opérations.
La poursuite de ce mécanisme d’évaluation devrait permettre de consolider les acquis enregistrés et d’apporter les ajustements nécessaires à une application plus efficace du protocole. À travers cette concertation, les différents acteurs entendent contribuer à une administration douanière plus performante et à un environnement commercial davantage favorable à la compétitivité de l’industrie nationale.
La rédaction
