Formation de formateurs : la DGI accélère l’appropriation du Code fiscal dans la région Ouest

Port-au-Prince, avril 2026 — La Direction Générale des Impôts (DGI) poursuit résolument sa marche vers l’implémentation du Code général des impôts (CGI), en multipliant les initiatives de formation et de mobilisation interne. Dans cette dynamique, une session stratégique de formation de formateurs aux procédures fiscales s’est tenue du 20 au 24 avril 2026 à l’hôtel Montana, à l’intention des cadres de la région Ouest.
Engagée depuis trois ans dans un ambitieux processus de modernisation, la DGI entend faire de l’échéance d’octobre 2026 un tournant décisif. Malgré les obstacles rencontrés, l’institution maintient le cap, portée par une volonté affirmée de transformation structurelle et de renforcement de la gouvernance fiscale.
Cette formation s’inscrit dans un dispositif global piloté par plusieurs entités clés, notamment l’Unité de Suivi de la Réforme et du Pilotage (USRP), en charge de l’informatisation des opérations, l’Unité de Communication et des Relations Publiques (UCRP), dédiée à la vulgarisation du Code fiscal, ainsi que la Direction des Ressources Humaines et de la Formation (DRHF), responsable du renforcement des compétences internes.
Près de vingt-six cadres ont pris part à cet atelier, dont plusieurs avaient déjà bénéficié de sessions antérieures. Les modules abordés ont porté sur des piliers essentiels tels que le contrôle fiscal, le contentieux et le recouvrement, éléments centraux pour une administration fiscale efficace et crédible.
La formation a été assurée par des experts de la DGI, notamment Ivens Roche, Marcel Pierre et Shaferson Josil, avec l’appui technique de Marie Vernoy, experte d’Expertise France en mobilisation des ressources fiscales. Cette initiative a bénéficié du soutien financier et technique de l’Union européenne et d’Expertise France, partenaires majeurs de la réforme.
La cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence du Directeur général de la DGI, Chesnel François, et de son adjoint Alfred Pierre, ainsi que de plusieurs responsables institutionnels et représentants de partenaires internationaux. Dans son discours d’ouverture, Chesnel François a souligné le rôle fondamental du Livre des Procédures Fiscales (LPF), qu’il a qualifié de « colonne vertébrale » du système fiscal.
Selon lui, la maîtrise des procédures fiscales constitue un levier essentiel pour sécuriser la collecte des recettes, limiter l’arbitraire administratif et garantir une gestion plus rigoureuse du contentieux. Il a également insisté sur la nécessité d’une application uniforme du LPF sur l’ensemble du territoire national, condition indispensable à la justice fiscale et à la confiance des contribuables.
« La réforme du Code fiscal ne se limite pas à une évolution législative, elle implique une transformation profonde de notre culture administrative », a-t-il déclaré, appelant les participants à s’approprier pleinement les outils mis à leur disposition.
La session s’est achevée dans une ambiance conviviale, marquée par la remise de certificats aux participants par Carl Edwice Estima, Directeur du Conseil technique, représentant le Directeur général. Dans ses propos de clôture, il a rappelé les étapes clés du processus de formation entamé depuis 2024, notamment les sessions organisées à Panama et à Port-au-Prince, visant à constituer un vivier de formateurs qualifiés.
Il a également souligné la responsabilité des participants appelés à répliquer cette formation auprès de leurs collègues, contribuant ainsi à la diffusion d’une culture commune au sein de l’administration fiscale.
Au-delà de cette session, la DGI annonce déjà la tenue prochaine d’un « Dialogue de gestion » prévu du 4 au 8 mai 2026, toujours à l’hôtel Montana. Cette rencontre réunira des cadres des services centraux autour des enjeux de pilotage et de performance, dans la continuité des actions engagées.
À travers ces initiatives, la DGI confirme son engagement à bâtir une administration fiscale moderne, transparente et performante, capable de soutenir durablement les finances publiques et de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.
