Kenscoff : Ayiti Transfòme exige des actes face à l’escalade meurtrière des gangs
La nouvelle attaque meurtrière enregistrée à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août provoque une vive indignation au sein du regroupement politique Ayiti Transfòme, qui condamne avec la plus grande fermeté les violences attribuées aux gangs armés et appelle les autorités à abandonner les discours pour passer à des actions concrètes.
Dans une note de presse, Ayiti Transfòme fait état de plusieurs dizaines de morts, de nombreux blessés et de familles contraintes de fuir leurs domiciles pour échapper aux violences. Le regroupement dénonce également l’attaque contre des personnes déplacées qui avaient trouvé refuge dans un espace aménagé au sein d’une église. Pour la formation politique, cette situation témoigne de l’extrême vulnérabilité de la population civile face à l’expansion de la violence armée.
Ayiti Transfòme présente ses condoléances aux familles endeuillées et exprime sa solidarité aux blessés, aux personnes déplacées et à l’ensemble de la population de Kenscoff. Mais pour le regroupement, les messages de compassion ne sauraient suffire face à l’ampleur de la tragédie.
« L’heure n’est plus aux condamnations de principe, mais aux résultats », soutient en substance Ayiti Transfòme, qui exige des autorités une réponse sécuritaire à la mesure de la gravité de la situation. Le regroupement réclame notamment l’identification, l’arrestation, la poursuite et la traduction en justice des auteurs et commanditaires des massacres et autres exactions commis contre les civils.
La formation politique interpelle directement les autorités responsables de la sécurité nationale sur leur obligation de protéger la population. Elle réclame des mesures immédiates, coordonnées et durables afin de reprendre le contrôle des zones menacées, sécuriser Kenscoff, protéger les familles déplacées et empêcher la répétition de nouvelles attaques meurtrières.
Pour Ayiti Transfòme, le rétablissement de l’autorité de l’État et la lutte contre les groupes armés doivent désormais constituer des priorités absolues. Les massacres, les enlèvements, les déplacements forcés et la destruction des communautés ne peuvent, selon le regroupement, continuer à être considérés comme une fatalité.
Cette nouvelle attaque intervient alors que le pays s’engage parallèlement dans un processus électoral. Ayiti Transfòme estime qu’aucune échéance électorale ne peut être crédible dans un environnement où des citoyens sont contraints de fuir leur domicile pour sauver leur vie. Sans sécurité, la participation citoyenne reste profondément compromise et la légitimité du processus démocratique demeure fragilisée.
À travers sa déclaration, Ayiti Transfòme appelle donc à une rupture avec la logique des annonces sans lendemain. Pour le regroupement, l’État doit désormais démontrer sa capacité à protéger les citoyens, à restaurer l’ordre public et à faire rendre des comptes aux responsables des violences.
Kenscoff ne doit pas devenir le symbole d’une impuissance publique prolongée, avertit en substance Ayiti Transfòme, qui réclame des actes immédiats plutôt que de nouvelles promesses face à la barbarie des gangs.
La rédaction
