Kenscoff sous la terreur : les habitants lancent un cri d’alarme face aux gangs
Une nouvelle nuit de violence a plongé Kenscoff dans la peur et la consternation. Des habitants de plusieurs secteurs rapportent avoir vécu des heures de terreur, marquées par de fortes détonations, des tirs à l’arme automatique et des mouvements d’hommes armés dans différentes zones. Au lendemain de l’assaut, la commune porte les stigmates d’une attaque qui a profondément traumatisé la population.
Selon les récits recueillis auprès de résidents, plusieurs habitations ont été incendiées au cours de l’offensive. Des familles ont dû chercher refuge dans la précipitation, alors que des tirs retentissaient à proximité de leurs maisons. Une église utilisée comme lieu d’accueil pour des personnes déplacées depuis le 27 janvier aurait également été investie par les assaillants. Des habitants font état de morts, de blessés par balle et de personnes emmenées de force.
La situation est d’autant plus alarmante que plusieurs familles demeurent sans nouvelles de certains de leurs proches. Dans les quartiers affectés, les appels au secours se multiplient, tandis que la population exprime sa profonde inquiétude face à la capacité des groupes armés à mener des opérations de grande ampleur dans la commune.
L’intervention des forces de l’ordre a permis de repousser les assaillants et de reprendre le contrôle de plusieurs secteurs. Des renforts ont également été mobilisés. Toutefois, le retour progressif au calme ne dissipe pas les craintes des habitants, qui redoutent de nouvelles incursions et dénoncent une situation sécuritaire devenue extrêmement précaire.
Cette attaque intervient alors que Kenscoff accueille déjà des milliers de personnes contraintes de quitter leurs quartiers en raison de l’insécurité. La prise pour cible d’un lieu abritant des déplacés illustre la gravité de la crise et l’exposition croissante des civils.
À travers leurs témoignages, les habitants lancent un véritable cri d’alarme. Ils réclament des mesures urgentes pour sécuriser les quartiers, protéger les familles et empêcher que Kenscoff ne devienne un nouveau théâtre permanent de la violence des gangs. Pour une population déjà éprouvée, la priorité est désormais claire : pouvoir circuler, dormir et vivre sans craindre une nouvelle attaque.
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