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OAVCT : des syndicats rejettent les accusations visant Gédéon Jean et dénoncent une campagne de déstabilisation
Port-au-Prince, le 24 octobre 2026. Plusieurs syndicats et employés de l’Office d’assurance véhicules contre tiers (OAVCT) rejettent les allégations faisant état d’un prétendu versement mensuel de 22 millions de gourdes au défenseur des droits humains Gédéon Jean. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme une campagne de désinformation susceptible de porter atteinte à la réputation de l’institution et de fragiliser son fonctionnement.
Les représentants syndicaux contestent la crédibilité de ces allégations et s’interrogent sur la possibilité qu’une succursale de l’OAVCT puisse verser une somme aussi importante à une seule personne. Ils estiment que de telles affirmations doivent être étayées par des éléments vérifiables avant d’être considérées comme fondées.
Selon ces représentants, cette controverse serait alimentée par des intérêts particuliers et politiques. Ils soutiennent que l’OAVCT ne doit pas devenir un terrain d’affrontement politique et appellent à préserver l’institution des rivalités susceptibles de perturber son fonctionnement.
Des syndicalistes mis en cause
Les représentants syndicaux mettent en cause certains syndicalistes qu’ils accusent de chercher à entraver la nouvelle orientation administrative de l’OAVCT. Ils leur reprochent notamment de vouloir remettre en question les changements intervenus dans la gestion de l’institution, particulièrement depuis l’arrivée de l’actuel directeur général.
Selon ces représentants, le mécontentement de certains acteurs serait lié à une rupture avec des pratiques qu’ils associent à une période antérieure. Ils évoquent notamment des pressions politiques, des pratiques de chantage et la recherche d’avantages financiers qu’ils estiment préjudiciables aux intérêts de l’institution.
Ces accusations n’ayant pas été établies de manière indépendante, elles demeurent les affirmations des représentants syndicaux concernés. La position des syndicalistes mis en cause n’a pas été précisée dans les éléments disponibles.
Les représentants syndicaux réaffirment néanmoins leur soutien à une gestion de l’OAVCT qu’ils souhaitent affranchie des pressions extérieures et davantage orientée vers la stabilité administrative.
Des membres syndicaux expriment leur soutien à Gédéon Jean
Au sein de l’environnement syndical de l’OAVCT, certains membres auraient également exprimé leur soutien à Gédéon Jean, tout en souhaitant préserver leur anonymat. Cette position traduit, selon les informations communiquées à la rédaction, l’existence de sensibilités différentes autour de cette controverse.
Toutefois, en l’absence de déclarations précises et vérifiées de ces membres, leurs propos ne peuvent être reproduits sous forme de citations directes. Leur position mérite néanmoins d’être prise en compte dans le traitement de cette affaire, à condition que leurs témoignages puissent être confirmés.
Gédéon Jean évoque une bataille générationnelle
Joint au téléphone par la rédaction de Lakay Info 509, le défenseur des droits humains Gédéon Jean a indiqué ne pas souhaiter réagir aux allégations faisant état d’un prétendu versement mensuel de 22 millions de gourdes en sa faveur.
« Se sou mango mi yo tire wòch », s’est-il contenté de déclarer.
Plus loin, il a affirmé qu’une bataille générationnelle était menée contre lui. Cette déclaration constitue sa réaction aux tensions entourant cette affaire, sans qu’il ait souhaité répondre directement aux allégations financières.
Les syndicats appellent au discernement
Les représentants syndicaux et les employés concernés invitent l’opinion publique à faire preuve de discernement face aux informations qui circulent au sujet de l’OAVCT. Ils estiment que les accusations non étayées risquent de nuire à la crédibilité de l’institution et appellent à privilégier les faits vérifiables.
Cette prise de position rejoint celle précédemment exprimée par le représentant du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), qui avait dénoncé des manœuvres politiques qu’il jugeait désespérées et destinées à freiner l’émergence d’une nouvelle génération de responsables dans la vie publique.
Au terme de leurs interventions, les représentants syndicaux réaffirment leur soutien à une gestion de l’OAVCT qu’ils souhaitent préservée des pratiques de pression et de chantage qu’ils attribuent à certains acteurs. Ils appellent à protéger la stabilité administrative de l’institution et à éviter que les rivalités politiques ne compromettent son fonctionnement.
Paul Almonor Junor
