Paiement des arriérés et réformes : le nouveau cap du PNCS
Port-au-Prince, juin 2026
Depuis son arrivée à la tête du Programme National de Cantines Scolaires (PNCS) le 26 février dernier, Lucson Philemond s’est engagé dans un vaste chantier de redressement administratif et institutionnel. Confrontée à plusieurs défis internes, la nouvelle administration affirme vouloir restaurer l’efficacité de l’organisme et renforcer son rôle dans la mise en œuvre des politiques d’alimentation scolaire à travers le pays.
Parmi les dossiers les plus urgents figurait la question des arriérés de salaires accumulés au sein de l’institution. À son entrée en fonction, la direction a constaté que les cadres et employés du PNCS accusaient plusieurs mois de retard de paiement, une situation qui affectait le fonctionnement de l’organisme et le moral du personnel.
Au terme de plusieurs démarches administratives et de négociations avec les instances concernées, la direction générale annonce avoir obtenu le paiement des salaires en souffrance. Cette avancée, réalisée en moins de trois mois, est présentée comme une étape importante dans les efforts visant à rétablir un climat de stabilité au sein de l’institution.
Selon les responsables du programme, cette réussite est le fruit d’un travail concerté impliquant la direction générale, le directeur de cabinet Wilson Joseph ainsi que les autorités du ministère de tutelle. Le ministre Vijonet Démero aurait notamment apporté son soutien aux différentes initiatives entreprises pour trouver une solution durable à cette situation.
Au-delà de la régularisation des paiements, l’administration Philemond entend poursuivre un processus de modernisation du PNCS. L’objectif affiché est de renforcer les capacités de l’institution afin d’améliorer l’exécution des programmes destinés aux écoliers bénéficiaires des cantines scolaires.
Dans cette perspective, la mise en œuvre du Plan Stratégique National de l’Alimentation Scolaire et de la Nutrition (PSNAS) 2024-2030 figure parmi les principales priorités. Ce document de référence vise notamment à améliorer la qualité des interventions en matière d’alimentation scolaire et à contribuer au bien-être ainsi qu’à la réussite académique des élèves.
La direction générale prévoit également de revitaliser les coordinations départementales du programme afin d’assurer une meilleure couverture du territoire national. Cette démarche devrait permettre au PNCS de renforcer sa présence sur le terrain et d’accroître l’efficacité de ses actions au bénéfice des communautés scolaires.
Quelques mois après sa prise de fonction, Lucson Philemond imprime ainsi une nouvelle orientation à l’institution. Entre assainissement administratif, renforcement organisationnel et mise en œuvre de réformes stratégiques, le PNCS cherche à se repositionner comme un acteur clé de la politique nationale d’alimentation scolaire.
Pour les responsables du programme, les défis demeurent nombreux, mais les premiers résultats obtenus témoignent d’une volonté de transformation et d’une ambition de construire une institution plus performante, mieux structurée et davantage tournée vers les besoins des élèves à travers le pays.
