Processus électoral : Sandra Paulemon presse les acteurs d’accélérer la mobilisation nationale
La ministre de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Dre Sandra Paulemon, a appelé, mercredi 5 août 2026, à une accélération du processus électoral en Haïti, estimant que le pays doit désormais entrer pleinement en « mode électoral ». Elle a lancé cet appel lors de la réunion du Comité de pilotage du Projet d’appui au processus électoral, organisée en présence du président du Conseil électoral provisoire (CEP), Jacques Desrosiers, du chef du BINUH, Carlos Ruiz Massieu, du représentant résident du PNUD, Xavier Michon, ainsi que de plusieurs partenaires internationaux.
Au cours de son intervention, la titulaire du MPCE a rappelé que l’organisation des élections demeure la principale priorité du gouvernement de transition. Selon elle, toutes les institutions de l’État sont désormais mobilisées autour d’une même feuille de route afin de garantir le respect du calendrier électoral et de favoriser un retour à l’ordre constitutionnel.
Sandra Paulemon a toutefois souligné que la réussite du processus ne dépend pas uniquement des ressources techniques et financières. Elle a insisté sur la nécessité de créer une véritable dynamique nationale capable de sensibiliser la population et de restaurer la confiance dans les institutions démocratiques. La ministre a rappelé qu’une génération entière de jeunes Haïtiens n’a jamais participé à des élections nationales, d’où l’importance de relancer une culture démocratique à travers une vaste campagne d’information.
Elle a plaidé pour une présence visible du processus électoral dans tout le pays, souhaitant voir se multiplier les émissions consacrées aux élections dans les médias, les campagnes d’affichage, les activités de sensibilisation dans les quartiers ainsi que les initiatives citoyennes encourageant la participation au scrutin. Selon elle, les élections doivent être « visibles, audibles et présentes » dans le quotidien des citoyens afin de raviver l’espérance démocratique.
La ministre a également présenté plusieurs mesures déjà engagées par le gouvernement pour soutenir le processus. Elle a notamment annoncé que 120 millions de dollars américains ont été mobilisés pour financer les élections et assuré que ces ressources seront décaissées sans être freinées par les procédures administratives habituelles. Elle a aussi évoqué la priorité accordée aux importations de matériel électoral dans les ports et les douanes, le renforcement des capacités de l’Office national d’identification pour accélérer la délivrance des cartes d’identification, ainsi que la coordination entre les autorités de sécurité, le CEP et les collectivités territoriales.
En sa qualité de ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon a affirmé que le MPCE poursuivra son rôle de coordination afin d’éliminer les obstacles administratifs, institutionnels et financiers susceptibles de ralentir le calendrier électoral. Elle a également exhorté le CEP et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à débloquer rapidement les moyens nécessaires au lancement de la campagne nationale d’information et de sensibilisation.
Pour la ministre, les élections ne se préparent pas uniquement dans les bureaux de l’administration électorale. Elles doivent également se construire au sein des familles, des écoles, des églises, des marchés et des médias afin que chaque citoyen se sente concerné par ce rendez-vous démocratique.
En réaffirmant l’engagement du gouvernement à accompagner le processus jusqu’à son terme, Sandra Paulemon a appelé l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux à accélérer leurs efforts, estimant que le retour à des institutions légitimes constitue une étape essentielle pour renforcer la stabilité politique, relancer l’économie et consolider la démocratie en Haïti.
