Repons AYITI réagit à l’absence de diplomates étrangers lors de la fête du drapeau
À l’occasion du 223e anniversaire du drapeau haïtien, célébré le 18 mai 2026, l’organisation Repons AYITI a réagi à l’absence de plusieurs diplomates étrangers, notamment ceux associés au Core Group, lors des cérémonies marquant cette date symbolique du patrimoine national.
Dans une déclaration, le mouvement affirme avoir pris acte de l’absence de certains représentants diplomatiques qu’il dit avoir régulièrement interpellés dans le cadre de ses mobilisations contre l’impunité, l’insécurité et ce qu’il qualifie d’ingérence étrangère en Haïti. L’organisation rappelle avoir organisé plusieurs sit-in devant les représentations diplomatiques des États-Unis et du Canada, ainsi que devant le bureau de l’Organisation des États américains en Haïti, afin de réclamer justice dans le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse et d’exiger davantage de transparence autour de la crise haïtienne.
Selon Repons AYITI, certaines figures diplomatiques habituellement visibles dans les événements institutionnels, notamment Henry Wooster et André François Giroux, ont été particulièrement remarquées par leur absence lors des festivités du 18 mai. Le mouvement interprète cette situation comme un élément politique susceptible de refléter une évolution dans les relations entre certaines autorités haïtiennes et des acteurs diplomatiques étrangers.
Dans son analyse, l’organisation évoque ce qu’elle considère comme un possible éloignement entre le gouvernement dirigé par Alix Fils-Aimé et certains partenaires internationaux, tout en précisant qu’il s’agit de sa propre lecture du contexte.
Par ailleurs, Repons AYITI réaffirme son engagement à poursuivre ses actions de mobilisation contre l’insécurité, l’impunité, la corruption et les difficultés socio-économiques affectant le pays. L’organisation dit également vouloir continuer à dénoncer toute forme d’ingérence étrangère qu’elle estime contraire aux intérêts de la souveraineté nationale.
À travers cette prise de position, le mouvement entend maintenir le débat sur la place des acteurs internationaux dans la crise haïtienne et sur les responsabilités qu’il attribue à certains partenaires étrangers dans la situation actuelle du pays.
