
UPEPH : Il faut se mobiliser pour renverser le gouvernement complice des gangs
L’Union des Parents d’ĂlĂšves Progressistes d’HaĂŻti (UPEPH) condamne fermement, dans une note de presse, l’attitude jugĂ©e criminelle des autoritĂ©s de la transition. Elle accuse le Premier ministre Alix Didier Fils AimĂ© dâĂȘtre le principal responsable de la rĂ©pression violente exercĂ©e par la police pour dissuader la population dâexercer son droit Ă manifester, le mercredi 19 mars dernier sur la route de Bourdon.
LâUPEPH souligne que les protestataires Ă©taient majoritairement des habitants de quartiers abandonnĂ©s par lâĂtat au profit des gangs armĂ©s. Elle dĂ©plore que ces citoyens, qui rĂ©clamaient simplement lâintervention de lâĂtat pour pouvoir rentrer chez eux, aient Ă©tĂ© tabassĂ©s, gazĂ©s et tuĂ©s par des policiers au service dâun gouvernement incapable de rĂ©pondre aux attentes de la population.
Lâorganisation dresse un tableau sombre de la situation dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment Ă Nazon, Ă la rue Capois, Ă lâavenue Christophe, Ă Delmas et Ă Solino, oĂč des habitants sont contraints dâabandonner leurs proches blessĂ©s ou tuĂ©s, livrĂ©s aux chiens errants. Elle dĂ©nonce lâimpuissance de lâĂtat face Ă la criminalitĂ©, illustrĂ©e par le cas dâune femme de 70 ans violĂ©e par des gangs armĂ©s.
Le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de lâUPEPH estime que les membres du Conseil prĂ©sidentiel de transition (CPT) ne valent guĂšre mieux que les autoritĂ©s du 3á” Reich. Selon lâorganisation, ces dirigeants prĂ©fĂšrent semer la zizanie et la discorde au dĂ©triment dâune population en proie Ă lâinsĂ©curitĂ©.
LâUPEPH alerte sur lâeffondrement du systĂšme Ă©ducatif haĂŻtien. Plus de 960 Ă©coles privĂ©es, 50 Ă©coles publiques et la majoritĂ© des universitĂ©s de la zone mĂ©tropolitaine ont dĂ» fermer, sous le regard complice des autoritĂ©s. Seules quelques Ă©coles situĂ©es dans le haut de Delmas et Ă PĂ©tion-Ville continuent de fonctionner.
Face Ă lâĂ©clatement de la cohĂ©sion sociale et Ă la fermeture de nombreuses institutions publiques, lâUPEPH exprime sa solidaritĂ© envers les nombreux professionnels contraints de fuir leur foyer pour tenter de reconstruire leur vie ailleurs. Elle appelle dĂ©sormais la population Ă descendre massivement dans les rues afin dâexiger le dĂ©part des membres du CPT et du chef du gouvernement, jugĂ©s incapables de rĂ©tablir lâordre et la stabilitĂ© dans le pays.
