Budget électoral : le MEF annonce 80,651 millions de dollars déjà décaissés, 39,349 millions restent à financer
Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) a fait le point sur le financement du processus électoral en Haïti. Dans une note d’information publiée le 4 novembre 2026, le ministère indique que 80,651 millions de dollars américains avaient déjà été transférés au fonds commun destiné à soutenir l’organisation des élections, au 30 septembre 2026. Sur une enveloppe initiale de 120 millions de dollars, un solde de 39,349 millions reste à financer.
Selon les précisions du MEF, le budget électoral de 120 millions de dollars avait été communiqué par le Conseil électoral provisoire (CEP), avant la dernière révision du calendrier électoral. Les ressources déjà transférées représentent ainsi une part importante du financement prévu pour accompagner les différentes opérations électorales.
Les fonds sont acheminés à travers le mécanisme de financement conjoint, communément appelé « Basket Funds », administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ce dispositif permet de centraliser les contributions financières destinées à soutenir la préparation et l’organisation des élections.
Concernant le montant restant, le ministère précise que les 39,349 millions de dollars sont inscrits au budget de l’exercice fiscal 2026-2027. Leur décaissement doit se faire progressivement, en fonction des besoins liés à la mise en œuvre du processus électoral. Cette programmation vise à assurer la disponibilité des ressources nécessaires aux différentes étapes des opérations.
Par ailleurs, le MEF annonce qu’une réunion de travail avec le CEP sera organisée prochainement. Cette rencontre devra permettre aux deux institutions d’examiner le niveau d’exécution du budget électoral, d’évaluer les besoins financiers et de discuter des éventuels ajustements nécessaires.
Au-delà des prévisions financières, le financement des élections revêt une dimension politique importante. Dans un pays confronté à une transition institutionnelle prolongée, l’organisation de scrutins devant permettre le renouvellement des autorités par les urnes constitue un enjeu central pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel. La capacité des institutions à conduire ce processus dépend notamment de la disponibilité des moyens financiers nécessaires à son exécution.
La responsabilité du gouvernement ne se limite donc pas à inscrire les crédits dans le budget national. Elle consiste également à garantir leur mise à disposition effective, conformément aux besoins exprimés par le CEP et aux différentes échéances du calendrier électoral. Tout décalage entre les engagements budgétaires et les décaissements pourrait compliquer la planification des opérations et la réalisation des activités prévues.
La mobilisation des 39,349 millions de dollars restants demeure ainsi un enjeu majeur. Le suivi de leur décaissement, la transparence dans la gestion des fonds et la coordination entre le MEF, le CEP et les partenaires internationaux seront particulièrement importants pour assurer la continuité du financement électoral.
À travers cette communication, le ministère réaffirme son engagement à accompagner financièrement le processus. Reste désormais à traduire les engagements annoncés en ressources effectivement disponibles, afin de permettre à l’institution électorale de poursuivre ses préparatifs et de contribuer à la sortie de la transition politique.
La rédaction
