Changement au sein de l’administration publique : plusieurs nominations actées en Conseil des ministres
Le Conseil des ministres s’est achevé ce vendredi sur une série de décisions importantes, marquant un nouveau tournant dans l’administration publique haïtienne. Plusieurs directions générales et postes stratégiques ont été attribués, traduisant une volonté manifeste de redéfinir certaines structures de l’État.
Parmi les nominations phares, Jacques Stevens Thimoléon prend la tête du BMPAD (Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement), une institution clé dans la gestion des ressources issues de la coopération internationale. De son côté, l’ancien député Franck Lauture est désigné directeur général de l’INFP (Institut national de formation professionnelle), un poste stratégique pour le renforcement des capacités techniques du pays.
Au niveau de l’ONA (Office national d’assurance-vieillesse), Lovelie François est nommée directrice générale, assistée de Botawany Joseph en tant qu’adjoint. Cette nomination intervient dans un contexte où l’institution est appelée à améliorer ses services et à restaurer la confiance des cotisants.
Par ailleurs, Pierre André Gédéon est désigné à la tête de l’ANAP, tandis que Patrick Delatour prend les rênes de l’ISPAN, une institution chargée de la préservation du patrimoine national. Génard Joseph, quant à lui, accède au poste de secrétaire d’État aux personnes handicapées, un secteur souvent négligé, mais crucial pour l’inclusion sociale.
Dans un autre registre, Ricardo Jean-Baptiste, originaire des Gonaïves, est nommé au CAN, renforçant ainsi la présence régionale au sein des instances nationales.
Cependant, cette vague de nominations ne se fait pas sans controverse. Le dossier du BMPAD place le Premier ministre dans une position jugée délicate. En effet, selon certaines informations, ce poste aurait été initialement promis au RDNP avant d’être finalement attribué au PHTK et à ses alliés. Cette situation pourrait raviver des tensions politiques et soulever des questions sur les équilibres au sein du pouvoir.
Ces décisions illustrent une recomposition en cours de l’appareil étatique, dans un contexte politique toujours sensible. Reste à savoir si ces nouveaux responsables sauront répondre aux attentes de la population et impulser les changements nécessaires.
