Crise au CEP : l’INDDESC monte au créneau et exige des mesures urgentes pour sauver les élections
Face aux inquiétudes grandissantes entourant la crédibilité du processus électoral en Haïti, l’Institut National pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels s’impose comme l’une des principales voix de la société civile en faveur d’élections libres, transparentes et crédibles. Aux côtés de plusieurs organisations de défense des droits humains, l’institution appelle les autorités à prendre des décisions urgentes pour restaurer la confiance du public.
Lors d’une intervention publique ce mercredi, Jean Charles Frédo, coordonnateur des structures de défense des droits humains affiliées à l’INDDESC, a lancé un appel pressant au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il exige le retrait immédiat de Magalie Georges du Conseil Électoral Provisoire (CEP), estimant que sa présence fragilise la crédibilité du processus électoral en cours.
L’INDDESC fonde sa position sur les principes constitutionnels, notamment les articles 29 et 289 de la Constitution du 29 mars 1987, ainsi que sur les engagements pris dans l’Accord du 3 avril. L’organisation rappelle que le secteur des droits humains doit disposer d’un mécanisme autonome pour désigner son représentant légitime au sein du CEP.
Dans cette perspective, Me Frédo dénonce également la décision du Conseil Présidentiel de Transition d’écarter Gédéon Jean, pourtant choisi par le secteur, lors de la formation initiale du CEP. Une décision que l’INDDESC considère comme une entorse grave aux normes de représentation et un facteur de perte de légitimité institutionnelle.
En mettant en avant la nécessité de respecter les règles établies, l’INDDESC insiste sur une réforme immédiate de la composition du CEP. Pour l’organisation, le départ de Mme Georges, désignée dans le cadre de l’Accord de Montana, constitue une étape essentielle pour rétablir la confiance et garantir un processus électoral crédible.
