Décrets controversés : l’AMLIH appelle à une révision et au dialogue avec le gouvernement
L’Association des Médias en Ligne Indépendants d’Haïti (AMLIH) dit suivre avec attention la stratégie adoptée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé autour des décrets relatifs à l’organisation de la haute cour de justice, ainsi qu’à l’exercice de la liberté d’expression et à la répression des délits de presse et de diffamation. Dans un communiqué publié le 29 mars 2025, l’organisation exprime ses préoccupations face à ce qu’elle qualifie de « méthode d’usure » dans la gestion de ces textes sensibles.
Selon l’AMLIH, ces décrets soulèvent des enjeux majeurs pour la démocratie, notamment en ce qui concerne la liberté d’expression et le fonctionnement des institutions judiciaires. L’association estime qu’une approche plus ouverte et concertée est nécessaire afin d’éviter toute dérive susceptible d’affecter le travail des médias et les droits fondamentaux des citoyens.
L’organisation, qui regroupe plusieurs responsables de médias en ligne, est dirigée par un comité composé de Kenzy Bernard (président), Richardson Séraphin (secrétaire général), Aly Zéphirin (administrateur), Ulrick Tulmé (administrateur adjoint), ainsi que des conseillers Yves Manuel, Philippe Joseph et Campane Joseph. À travers cette structure, l’AMLIH entend représenter les intérêts du secteur des médias numériques indépendants en Haïti.
Tout en reconnaissant l’importance de mieux structurer le secteur médiatique, l’association insiste sur l’urgence de promouvoir l’autorégulation, de renforcer la professionnalisation du métier de journaliste et d’améliorer la formation des acteurs de l’information. Elle considère ces éléments comme essentiels pour garantir une presse responsable et crédible.
Dans cette perspective, l’AMLIH lance un appel aux autres associations de médias en ligne afin qu’elles se mobilisent rapidement. L’objectif est de favoriser une rencontre avec le chef du gouvernement en vue de proposer des modifications au décret contesté de décembre 2025.
À travers cette démarche, l’association entend contribuer à un dialogue constructif entre les autorités et les acteurs des médias, dans l’intérêt de la liberté de la presse et du bon fonctionnement de la démocratie en Haïti
