Haïti-Élections : des agents intérimaires désireux de se porter candidats n’entendent pas démissionner sans un calendrier électoral clair
À moins de 72 heures de l’échéance fixée par le décret électoral amendé, plusieurs agents exécutifs intérimaires souhaitant briguer un mandat électif n’entendent pas quitter leurs fonctions avant de disposer d’un calendrier électoral clair. Contactés par Lakay Info 509, ils ont exprimé cette position sous couvert de l’anonymat.
La publication du décret électoral amendé place les agents exécutifs intérimaires désireux de participer aux prochaines élections devant une échéance déterminante. Pourtant, plusieurs responsables concernés ne semblent pas disposés à présenter leur démission dans le délai prévu. Selon les informations recueillies par Lakay Info 509, ils conditionnent leur départ à une meilleure visibilité sur les prochaines étapes du processus électoral.
Interrogés sous couvert de l’anonymat, ces agents évoquent les incertitudes entourant le calendrier des opérations électorales. Ils estiment qu’un chronogramme précis leur permettrait de mieux apprécier les échéances à venir avant de renoncer à leurs responsabilités administratives pour se lancer dans la compétition. Pour eux, la clarification du calendrier constitue un élément important dans leur décision de briguer un mandat électif.
Toutefois, le décret électoral amendé impose aux agents exécutifs intérimaires désireux de se porter candidats de démissionner dans les sept jours suivant la publication du texte au journal officiel Le Moniteur. Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales a rappelé que ce délai arrive à expiration le jeudi 15 octobre 2026.
À moins de 72 heures de cette échéance, les positions exprimées par plusieurs des responsables concernés font apparaître un décalage entre leurs attentes et les obligations prévues par le texte. En attendant un calendrier électoral plus clair avant de quitter leurs fonctions, ils prennent le risque de compromettre la recevabilité de leur éventuelle candidature. En effet, l’absence d’un nouveau chronogramme ne suspend pas, en elle-même, l’obligation de démissionner dans le délai prescrit.
Cette situation soulève également la question de la continuité administrative au sein des collectivités territoriales concernées. Le départ des agents qui souhaitent participer aux élections pourrait nécessiter des mesures de remplacement afin de garantir le fonctionnement régulier des administrations locales et la poursuite des services publics.
Alors que l’échéance approche, les agents concernés doivent désormais choisir entre le respect du délai prévu par le décret et leur volonté d’obtenir davantage de précisions sur le calendrier électoral. Reste à savoir s’ils maintiendront leur position jusqu’à l’expiration du délai ou s’ils décideront finalement de démissionner pour préserver leurs chances de participer aux prochaines élections.
La rédaction
