Haïti : la mort du maire de Kenscoff ravive le débat sur l’accès aux soins
Le décès brutal du maire de Kenscoff suscite de vives interrogations sur les difficultés d’accès aux services de santé en Haïti. Dans une réflexion publiée le 10 octobre 2026, l’écrivain Michel Soukar dénonce une situation qu’il associe aux défaillances des institutions et à l’incapacité de l’État à garantir la protection de la vie humaine.
La mort du maire de Kenscoff a profondément marqué Michel Soukar. Au-delà de la disparition de cet homme qu’il dit avoir connu, l’écrivain attire l’attention sur les circonstances entourant son décès, notamment le refus d’accès à un établissement hospitalier qu’il évoque dans son texte. Cette situation soulève des interrogations sur les obstacles auxquels les citoyens peuvent être confrontés lorsqu’ils ont besoin de soins urgents.
Pour Michel Soukar, cette tragédie dépasse le cadre d’un deuil individuel. Elle met en lumière les difficultés persistantes du système sanitaire haïtien, caractérisé, selon son analyse, par le manque de moyens, les problèmes de disponibilité des médicaments et les obstacles à l’accès aux structures hospitalières. Il estime que l’impossibilité d’obtenir une prise en charge médicale au moment opportun peut transformer une urgence en drame irréversible.
L’écrivain inscrit également cette situation dans un contexte plus large de départs vers l’étranger. Il rappelle que de nombreux Haïtiens choisissent de quitter leur pays dans l’espoir de trouver ailleurs de meilleures conditions de vie et davantage de sécurité pour leurs familles. À ses yeux, l’exil traduit aussi la perte de confiance d’une partie de la population dans la capacité des institutions nationales à répondre à ses besoins fondamentaux.
Michel Soukar évoque par ailleurs les cas d’anciens dirigeants haïtiens confrontés à des problèmes de santé, notamment Jean-Bertrand Aristide, René Préval et Jean-Claude Duvalier. À travers ces exemples, il souligne la gravité des enjeux liés à l’accès aux soins, même si les circonstances médicales et les parcours de ces personnalités diffèrent.
Au cœur de son analyse se trouve la question de la responsabilité de l’État. Pour l’auteur, la protection de la vie humaine doit constituer une priorité des pouvoirs publics. Il considère que les difficultés d’accès aux soins, combinées à l’insécurité et à la fragilité des services essentiels, alimentent un sentiment d’abandon chez les citoyens.
La disparition du maire de Kenscoff relance ainsi le débat sur les conditions de prise en charge des urgences médicales en Haïti. Les circonstances précises du décès, notamment les raisons du refus d’accès à l’hôpital évoqué par Michel Soukar, méritent d’être établies afin de déterminer les responsabilités éventuelles et de mieux comprendre les faits.
Dans son texte, l’écrivain adresse ses sympathies aux habitants de Kenscoff ainsi qu’à la famille du défunt. Il rend hommage à un homme qu’il connaissait personnellement et dont la disparition, estime-t-il, représente une perte pour toute la communauté.
Au-delà des condoléances, cette tragédie remet au premier plan une exigence essentielle : garantir à chaque citoyen un accès aux soins adaptés à son état, sans obstacle injustifié. Elle pose également la question des mesures nécessaires pour éviter que des défaillances dans la prise en charge médicale ne compromettent davantage la vie de la population.
Par la rédaction
Lakay Info 509
