Le RHAJAC publie un rapport sur l’état d’avancement de dossiers de corruption et de criminalité en Haïti
Port-au-Prince, le 18 juillet 2026
Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) a publié, le 17 juillet 2026, son rapport couvrant la période du 1er janvier 2025 au 17 juillet 2026, consacré à l’évolution de plusieurs dossiers liés à la corruption, au détournement de fonds publics, au financement présumé de groupes armés et à la criminalité organisée.
Le document présente une synthèse de dossiers ayant fait l’objet d’enquêtes administratives, de rapports d’organismes de contrôle, d’avis de recherche ou de procédures judiciaires. Selon le RHAJAC, plusieurs de ces affaires demeuraient, à la date de publication du rapport, sans décision judiciaire définitive, malgré les investigations déjà menées par les institutions compétentes.
Le rapport revient notamment sur des enquêtes conduites par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), des investigations de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) ainsi que sur différents avis de recherche et rapports officiels relatifs à des faits présumés de corruption, de détournement de fonds publics et de mauvaise gestion administrative. Le RHAJAC relève que plusieurs de ces dossiers n’avaient pas encore franchi les différentes étapes de la procédure judiciaire.
Au-delà des affaires de corruption, le document consacre plusieurs sections aux dossiers liés au financement présumé de groupes armés, au narcotrafic et à la criminalité organisée. Il fait également référence à certaines déclarations publiques et à des informations que l’organisation estime pertinentes pour apprécier l’évolution de ces phénomènes en Haïti.
Le rapport aborde en outre la question de la détention préventive prolongée dans plusieurs affaires sensibles. Selon le RHAJAC, certains dossiers étaient toujours en attente d’un jugement définitif au moment de la clôture du document, malgré les procédures engagées.
Dans ses recommandations, le Réseau invite les autorités judiciaires et les institutions de contrôle à renforcer le suivi des dossiers sensibles, à assurer le respect des délais de procédure, à améliorer la transparence sur l’évolution des enquêtes et à favoriser un traitement plus diligent des affaires de corruption. Le rapport préconise également une réforme législative visant à permettre à l’ULCC de saisir directement un juge d’instruction lorsque le parquet n’engage pas de poursuites.
À travers cette publication, le RHAJAC entend proposer un état des lieux de plusieurs dossiers qu’il considère comme emblématiques des défis rencontrés dans la lutte contre la corruption et la criminalité. Le document se veut également un outil de suivi destiné aux autorités publiques, aux institutions de contrôle, aux organisations de la société civile et aux citoyens intéressés par l’évolution de ces affaires.
Les analyses et observations contenues dans ce rapport relèvent de la responsabilité du RHAJAC. Les personnes mentionnées dans les dossiers évoqués bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue à leur encontre.
La Rédaction
