Marchés publics : le gouvernement Fils-Aimé muscle la lutte contre la corruption
Port-au-Prince, le 1er avril 2026 – Lors d’une cérémonie solennelle à la Villa d’Accueil, le chef du gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, a officiellement installé les cinq nouveaux membres de la Commission nationale des marchés publics (CNMP), envoyant ainsi un signal fort aux gestionnaires de l’État.
Cette installation s’inscrit dans une volonté affirmée de rupture avec les pratiques du passé. Le Premier ministre estime que la CNMP doit constituer un véritable rempart contre le gaspillage des fonds du Trésor public. « Cet acte dépasse le cadre protocolaire ; il traduit une exigence de rigueur absolue », a-t-il martelé, rappelant que la commande publique représente l’un des principaux leviers de développement, mais aussi l’un des secteurs les plus exposés aux risques de corruption.
Les cinq nouveaux commissaires ont été sélectionnés à l’issue d’un processus compétitif et transparent, comprenant des tests techniques rigoureux ainsi que des entretiens approfondis axés sur l’éthique et la gouvernance. Ce mode de recrutement vise à garantir l’indépendance de la Commission face aux pressions politiques et économiques.
Investis d’un mandat de trois ans, renouvelable une seule fois, les membres de la CNMP héritent d’un chantier de grande envergure. Leurs missions prioritaires portent notamment sur la régulation stricte des appels d’offres afin de limiter les contrats de gré à gré abusifs, le contrôle a priori et a posteriori de l’efficacité des dépenses publiques, ainsi que la digitalisation des procédures pour assurer une traçabilité optimale des attributions.
En exhortant les commissaires à faire preuve d’impartialité et de professionnalisme, Alix Didier Fils-Aimé mise sur une « gestion saine » pour restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux envers les institutions républicaines.
Lakay Info509
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