Présidentielle : Etzer Emile officialise sa candidature et mise sur la sécurité, le travail et la justice sociale
Sous la bannière du Gwoupman Solèy, l’économiste et professeur d’université entend proposer une nouvelle orientation pour Haïti, fondée sur le rétablissement de la sécurité, la création d’emplois et la construction d’un État plus responsable.
La course à la présidence d’Haïti accueille une nouvelle candidature. L’économiste, entrepreneur et professeur d’université Etzer Emile a officiellement annoncé, ce samedi 31 octobre 2026, sa participation à la prochaine compétition présidentielle sous la bannière du Gwoupman Solèy. Dans une déclaration vidéo, il a présenté les grandes lignes de sa vision politique, articulée autour de trois engagements majeurs : la sécurité, le travail et la justice sociale.
Face à la crise que traverse le pays, le candidat entend placer la transformation de l’État au centre de son projet. Pour lui, Haïti ne pourra sortir durablement de ses difficultés sans un changement profond dans la manière de gouverner et de répondre aux besoins des citoyens. « Le problème n’est pas le camion. C’est le modèle de chauffeur qu’il faut changer », affirme-t-il, défendant ainsi la nécessité de revoir les pratiques de gestion publique.
La sécurité constitue le premier fondement de son projet présidentiel. Etzer Emile estime que les citoyens doivent pouvoir circuler librement, envoyer leurs enfants à l’école et exercer leurs activités professionnelles sans craindre pour leur vie. Pour répondre à cette urgence, il propose de renforcer les institutions de sécurité et de justice, d’améliorer le renseignement, de lutter contre la circulation illégale des armes et de renforcer le contrôle des frontières, tout en respectant la loi et les droits de la personne.
Le travail représente le deuxième pilier de sa candidature. Le candidat entend favoriser la création d’emplois à travers la construction d’infrastructures et la mise en œuvre de réformes administratives et fiscales susceptibles d’encourager les investissements locaux et étrangers. Il identifie notamment l’agriculture, l’industrie, le tourisme, le commerce et les énergies renouvelables, particulièrement solaire et éolienne, comme des secteurs pouvant contribuer à la création de richesses et à la relance de l’économie nationale.
La justice sociale complète cette orientation. Etzer Emile plaide pour un État garantissant l’égalité de traitement entre les citoyens, la transparence dans la gestion des ressources publiques et une lutte effective contre la corruption et l’impunité. Il annonce également son intention de mettre fin aux recrutements de complaisance dans l’administration publique et de défendre la dignité des agents de l’État. La protection des femmes contre les violences et les discriminations, ainsi que la participation des citoyens des régions, de la diaspora et des personnes en situation de handicap à la vie nationale figurent également parmi ses engagements.
Pour expliquer sa démarche, le candidat met en avant une méthode de gouvernance reposant sur l’écoute, l’analyse et l’action. « Je ne me présente pas comme quelqu’un qui sait tout, ni comme quelqu’un qui peut tout faire. Je crois en une méthode : écouter pour comprendre, comprendre pour décider, décider pour agir, agir pour transformer », soutient-il.
Originaire de Cavaillon, dans le département du Sud, Etzer Emile est économiste, entrepreneur, professeur d’université, auteur et vulgarisateur de sujets économiques. Son parcours professionnel et ses travaux portent notamment sur la création de richesses, l’entrepreneuriat, l’inclusion financière, la production nationale et les conditions du développement économique en Haïti.
À travers sa candidature, il dit vouloir rompre avec les pratiques politiques qui, selon lui, ont éloigné l’État des préoccupations de la population. Son ambition est de construire un État sérieux, responsable et au service de tous les Haïtiens, y compris ceux vivant à l’étranger.
La sécurité, le travail et la justice sociale constituent ainsi les trois axes autour desquels il entend défendre son projet présidentiel. Reste désormais à faire connaître les mécanismes concrets qu’il compte mettre en œuvre pour traduire ces engagements en réponses aux nombreuses attentes de la population.
La rédaction
