REPONS AYITI intensifie la contestation contre le Core Group et le chargé d’affaires américain

Port-au-Prince, 17 avril 2026
Le mouvement sociopolitique REPONS AYITI, dirigé par Me Winder Bernard et composé majoritairement de jeunes issus de divers horizons politiques, poursuit sa mobilisation contre ce qu’il considère comme une ingérence étrangère persistante dans les affaires internes du pays.
Après un sit-in remarqué devant l’Organisation des États américains (Organisation des États américains), marqué par des tensions avec les autorités locales, notamment une tentative présumée d’intimidation visant Me Winder Bernard, les membres du mouvement ont maintenu la pression. Le 16 mars dernier, ils se sont rendus à Tabarre pour manifester devant l’ambassade des États-Unis, dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile en raison de la présence de groupes armés.
La mobilisation s’est également étendue au 29 mars, à l’occasion de la commémoration de la Constitution haïtienne, avec une manifestation organisée devant l’ambassade du Canada, en coordination avec d’autres structures de l’opposition.
Ce 17 avril, REPONS AYITI a une nouvelle fois investi les abords de l’ambassade américaine à Tabarre. Les manifestants, munis de pancartes affichant les visages du chargé d’affaires américain Henry T. Wooster ainsi que de plusieurs représentants du Core Group, André François Giroux, Antoine Michon, Hélène Roos et Carlos Ruiz, ont dénoncé ce qu’ils qualifient de mainmise étrangère sur la gouvernance nationale.
Selon les protestataires, ces diplomates, membres influents du Core Group, seraient impliqués dans un système opaque favorisant la corruption, l’insécurité et diverses activités illicites, en complicité avec certains hauts responsables haïtiens. Des accusations graves qui, selon REPONS AYITI, expliqueraient en partie la persistance du sous-développement et l’affaiblissement des institutions du pays.
Le mouvement dénonce une démagogie diplomatique et affirme que Henry T. Wooster exercerait, avec le Core Group, une influence déterminante sur les orientations politiques d’Haïti, au détriment de la souveraineté nationale et des intérêts du peuple, en particulier ceux de la jeunesse.
Face à cette situation, REPONS AYITI appelle à un changement en profondeur du système politique et diplomatique actuel. Il réclame notamment le départ des diplomates concernés, la dissolution du Core Group en Haïti, ainsi que l’ouverture d’enquêtes par les parlements des pays impliqués afin de faire la lumière sur ces allégations.
Dans un message à forte portée symbolique, le mouvement a conclu en réaffirmant son engagement pour la justice, la souveraineté et la réparation historique, se réclamant de l’héritage des grandes figures de l’indépendance haïtienne telles que Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe, Alexandre Pétion et Claire Heureuse Félicité.
Alors que la crise multidimensionnelle continue de secouer le pays, cette nouvelle démonstration de force traduit une montée en puissance des mouvements de jeunesse dans le débat public, déterminés à redéfinir les contours de la souveraineté haïtienne.
