Insécurité et décapitalisation du secteur informel : Mondésir Boileau Junior appelle l’État à agir
La crise sécuritaire qui secoue Haïti continue de fragiliser le tissu économique national, particulièrement le secteur informel. Face à cette situation, le coordonnateur du Collectif Citoyen du Secteur Informel, Mondésir Boileau Junior, appelle les autorités à mettre en place des mesures urgentes pour accompagner les entrepreneurs et commerçants victimes de l’insécurité.
Selon lui, les violences armées et les déplacements forcés ont provoqué la décapitalisation de milliers d’acteurs économiques. De nombreux petits commerçants ont perdu leurs marchandises, leurs points de vente et, dans plusieurs cas, l’ensemble de leurs investissements. Certains vivent aujourd’hui dans des camps de personnes déplacées, dans des conditions extrêmement précaires.
« Beaucoup d’entrepreneurs du secteur informel ont tout perdu. Ils ne disposent plus des moyens nécessaires pour relancer leurs activités et subvenir aux besoins de leur famille », déplore Mondésir Boileau Junior.
Le responsable du Collectif estime que l’État doit reconnaître l’ampleur des pertes subies par ce secteur, qui représente une part essentielle de l’économie haïtienne. Il plaide pour la mise en œuvre d’un programme d’accompagnement destiné à soutenir la relance des activités économiques des commerçants affectés, notamment à travers des mécanismes de financement adaptés, des subventions ciblées et des mesures facilitant leur réinstallation.
Dans cette optique, Mondésir Boileau Junior soumet aux autorités un projet visant à redynamiser la zone du Champ de Mars en y favorisant le retour progressif des activités commerciales. Il considère que la réhabilitation de cet espace emblématique contribuerait à relancer l’économie locale, à créer des opportunités d’emploi et à redonner vie au centre-ville de Port-au-Prince.
Pour le coordonnateur, la lutte contre l’insécurité doit s’accompagner d’actions concrètes en faveur de la reconstruction économique. Il appelle les pouvoirs publics à adopter une approche globale permettant non seulement de rétablir la sécurité, mais aussi de soutenir les milliers de familles dont la survie dépend du secteur informel.
« La relance économique ne pourra être effective sans un accompagnement réel des commerçants et entrepreneurs qui ont été durement frappés par la crise. L’État doit leur offrir les moyens de se relever et de participer à la reconstruction du pays », soutient-il.
